‹ OEuvres complètes d'Ambroise ParéChapitre 28 sur 511 · CHAPITRE XXIIT · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIIT

LA CVRE DE LA COXCVSSION OV COMMO- TION OV ESBRANLEMENT DV CERVEAV.

Nous auons par cy deuant déclaré les causes, signes et accidens de la concussion du Cerueau, sans playe au cuir inusculeux, ny fracture à l'os : parlant à présent nous faut parler de la cure.

Donc le patient ayant receu grande concussion à la teste, et le Chirurgien ayant connoissance que Tos n'est fracturé, niiiis a crainte qu'il y ait quelque vaisseau rompu au dedans, promptement luy faut tirer du sang

• Il y a un désordre apparent dans la disposition des chapitres précédents. Vous avez vu au chap. IG, A. Parc s'occuper de la cure des accidents qui survienneni au cranc ; puis aux chap. 17 et 18 , des accide-n^ts qui advieiiiieni à la dure-mere; aux trois suivants, il s'occupe du trépan ; au 22"^ de Ycdieruion des os ; et enfin au 23" de la commotion et des p/flity (/(( rerueau. Le traducteur latin a cru devoir changer cet ordre. Après le chap. 10, De cranii fracti cura pariicalari . il fait suivre immédiatement les trois chapitres qui ont trait au trépan ; puis celui de l'altération des OS; puis les deux chapitres des lésions de la dure-mère; et enfin il en vient à la commotion du cerveau. .\u premier coup d'oeil cette distribution est en eflet plus mé- Ihodiiiue.en ce qu'elle va des parties superficielles aux parties plus profondes; mais en réalité, les altérations de la diirc-mére étant une. indication du trépan, il était naturel de les décrire avant de s'occuper de l'opération quelles nécessitent. Du reste, A. Paré a toujours suivi son ordre primitif dans toutes les éditions françaises , et cette seule raison aurait suffi pour me le faire conserver.

de la veine Cephalique du coslé blessé. Et luy eu sera tiré assez bonne quanlilé , ayant esgard à la maladie présente et future, et principalement à la vertu , et autres choses qu'il faut i onsiderer à la saignée, ainsi que Galieu déclare '. Et pour ce faire, appelleras vn docte Médecin.

Puis on luy rasera tout le poil de la teste, et luy sera appliqué le cataplasme cy deuant escrit , composé de farines , huile rosat et oxymel , ou a litres repercussifs froids et humides , lesquels seront renouuellés soutient.

Et [auteulter ceux qui sont secs et fort astringens , comme vngtiniium de bolo , ou semblables, pource qu'ils opilentpar trop, et gardent que les matières fuligineuses ne se peuuent exhaler, laol par les sutures que par les porosilés du Crâne et du cuir qui couure la teste : dont tant s'en faut qu'ils gardassent qu'il ne suruint im- (lammalion , que plustost par iceux elle seroit augmentée.

Pareillement luy faut donner clysteres souuenl , s'il n'a bon ^ entre , à fin de garder que les vapeurs ne montent au cerueau : qui se fera aussi auec l'aide des frictions et ligatures faites aux bras, cuisses et iambes, et par venlouses appliquées sur les espaules , et le plus près du col que l'on pourra : lesquelles seront assez grandes, et auec grande flambe, pour faire plus grande reuulsion , et deslourner lesangqu'il ne monte par trop grande impétuosité au cerueau , lequel causeroit inflammation et autres mauuais ac( idens.

El le lendemain faut ounrir la v eine Puppe. qui est située au-dessus de la suture Lambdoïde, laquelle a grande communication auec celles du cer-

' Gai. au liure de Sanguine wifsione.^X. V.

UES PLAYES EN PARTiCVLll-Jl,

ueau : et estant ouuerte , laut commander au patient qu'il ferme sa bouche et le nez, et qu'il expire le plus fort qu'il pourra. Car eu ce faisant les membranes s'esleuent, et par ce moyen le sang qui seroit respandu entre le crâne et les membranes est euacué, mais non celuy qui est entre le ccrueau et lesdiles membranes. Et où tel accident aduieul, la cliose est désespérée, s'il y en a trop grande quanlilé, et que Nature ne soit assez forte pour le suppurer et le ietler hors. L'on peut pareillement ouurir quelques iours après celle du milieu du front , et les artères des temples, aussi les veines de dessous la langue, à fin que par telles ouuertures on puisse faire vacuation de la matière conioinle.

Pareillement le patient doit tenir diète tenue, sans boire nullement de vin, principalement iusques au quatorzième iour, qui est le terme couslumier où les accidens sont encores en vigueur. Aussi les medicamens repercussifs doiuentestre continués iusques au quatrième iuur : et puis après on doit venir aux résolutifs, commençant aux doux et amiables , comme ceste décoction:

z:. Radicis altliea' § . vj.

Ireos, cyperi, calamiaromalici ana 5 • ij- Folioruiii saliiitL', maioran.e , beloiiicx', ilonim camornilla^, mcliloli , rosanim rubrarum, slœcliados ana ni. ù.

Salis coinmunis 5 . iij.

Biilliant omnia simiil secundiim artoin ( uni vino rubro cl nqiia fabrnniin, liai decoclio :

De laquelle on fera fomentation deux fois le iour auec feutres ou csponge. Et te ennuient en cesl endroit noter, qu'il ne faut trop eschautï'er la teste, de peur d'induire douleur et in-

flaaunation. Puis appliqueras le Cerat escrit par de Vigo , lequel a faculté de resouldre modérément, desseicher et attirer par les porosités l'humidité qui est sous le Crâne : et par sa vertu aromatique conforte le cerueau et l'esprit animal : lequel Cerat est en ceste forme.

"if. Furfiiris bene triturati § . iiij. Farinœ lenlium § . ij.

Piosarum, myrtil.orum , l'oliorum et granoruin eins ana 3 . j.

Calami aromatici 3.J. 6.

Camomilla;, meliloti ana m. ù.

Nuces cupressi , numéro vj. Olei rosacei et camomilla', ana 5 . iij. Cera; alba* 3 . ij.

Thuris, masticlies ana .3. iij.

Myrrha' 3. ij.

Puliierisatis puliierisandis , et liquefactis oleis cum cera, omnia misceantur simul, et liât mivtura, qua; erit inler formam emplastri et ceioli.

Et dit en auoir vsé à vn gentilhomme du Duc d'Crbin, lequel cheut de cheuai sur le pont saint Ange à Rome, la teste sur vue pierre de marbre . et demeura eu terre connue mort, et saigna par le nez, bouche et oreilles : et subit la teste luy deuint fort enûée, ensemble tout le visage, auec couleur liuide , et demeura vingt iours après estre blessé, sans parler : aussi fut vingt iours sans boire ny manger, fors de la gelée fondue et des boiullons de chappon auec sucre et auties semblables :

neautmoins fut guéri. N'ray est qu'il perdit sa mémoire , et luy demeura vue balbucie, c'est à dire, fut bègue , ne sachant expliquer ce qu'il desiroit dire. Ce qui conlirnu> le dire d'Hippocrates, lequel afîirme que ceux qui pour quelque cause ont concussion au cerueau, perdent incontinent la

LE HVITIEME LIVRE,

parole' : voire comme note Galion au Commentaire, toute action qui vient de volonté. Or en tel cas ie n'estime de petite efficace, non moins que de Vigo , la faculté d'un (el Ccrat, d'auoir prohibé l'aposleme qui se pouuoit aisément faire an cerueau.

Ce qu'aucuns bigarrés hors de raison ne veulent concéder, et maintiennent ne se pouuoir faire aposteme en la substance du cerueau. Pareillement ne croyent qu'on ne puisse eschnp;)er, lors qu'il y a portion de la substance du cerueau deperdue, et donnent des raisons en l'air, que ne veux icy réciter pour euiler prolixité : mais il me suf^fira le prouuer par l'autorité des anciens , qui ont laissé par escrit telles choses eslre aduenues : ioint que par expérience on le uoit sounent aduenir.

Et premièrement Hippocrates dit, que cehiy qui a grande douleur de teste , s il aduient qu'il ielle du pus , des eaux ou du sang par le nez et par la bouche, ou par les oreilles, cela guerisl le malade 2. Pareillement Galien au liure de Inœquali temprrie , et Rasis au troisième liure de son Continent , chapitre quatrième, et Auicenne au ciiapilre des Exilures à la iîj. partie du iiij. liure, chapitre vingtième , affirment que Nature iette la sanie faite au cerueau , par le nez , bouche et oreilles.

Or par expérience aussi on a veu aduenir telle chose. Et me souuient que maistre Prolhais Coulon , Chirurgien de deffunt monsieur de Langey, m'a recité et affirmé auoir veu ^n ieune garçon en la ville du Mans, lequel aidoit à sonner vne grosse cloche , et

• Hipp. aph. 58, lin. 7. Çuibtis cen-hruni ■ aliqtia, elc. — A. P.

2 A.ph. 10 ail liure 6. — A. P.

se pendoii à la corde, par laquelle fut esleué en haut, et tomba la teste première sur les quarreaux. Et subit perdit la parole, roiiye et la veïie, et toute connoissance et raison , auec rétention des excremcns : puis tost après luy suruint la fiéure auec délire, et autres mauuais accidens. Et ne fut le le patient trépané , à cause qu'on ne trouuoit aucune fracture au rrane.

Et au septième iour il luy suruint viie grande sueur et sternulation, auec laquelle ietla grande quantité de pus par le nez, oreilles et bouche. Et après ccste euacualion les accidens cessèrent, et guérit.

D'auantage i'ay fait ouuerture souuentesfois pour faire rapport en iuslice, à cause de la mort de plusieurs qui auoient esté blessés à la teste, où ie trouuois grande quantité de pus auec pourriture de la propre substance du cerueau.

Des playes du cerueau K

Reste semblablement prouuer, que les p'ayes auec perdition de substance du cerueau , ne sont nécessairement mortelles 2. Ce que le bon

1 J'ai cru devoir intercaler ici ce litre athi d'appeler l'atlention du lecteur. En efTet, en consultant seulement les titres des chapitres comme l'auleur lésa distribués, on pourrait craindre qu'il n'ciU laissé dans ce traité des plaies de lèlc une lacune aussi importante que celle des plaies du cerveau. On trouvera sa doctrineà ce sujet brièvement exposée au chapitre Du prorjiwstiqne (voyez ci-dessus, paj;e 27); mais on avait droit d'attendre qu'il la confirmât par des exemples particuliers.

2 Toutes les éditions depuis celle de 15(11 jusqu'à la 4' portent en cet endroit : // tyf prouvé par l'aulhorité de Galien qui dit auoir veu vu ieune enfant guarir d'vne plaije pénétrante jusques à t'vn des ventricules antéHeurs

DF.S PLAYES FN PARTiCVLIF.R.

vieillard Guidon recite avoir veu vne plave en la teste , partie postérieure , de laquol'e esfoit sortie de la substance du ceruoau,et le pali;'nt gn;irit. Et quand à moy, ie puis asseuror en aiioir aussi veu, dont icyenraconterny queiqiifs hisloires.

Dés l'an mil cinq cens trente-linit, comme i'eslois à Thurin , Chirurgien de deffunl monsieur le Mareschal de Montjean , pensay Tvn de ses pages , qui récent vn coup de pierre à la teste par vn de ses compagnons, joiiant au palet: et le coup fut sur l'os Parieta!, partie dexlre , auec fracture et embarrure dudit os, et sorloit par sa playe de la substance du ceruoau , la grosseur de demie auelaine ou enuiron. Elsubilqu'apperceu lelle chose, disois la playe estre morlelle El sur ce fait arriua vn icune Médecin , lequel contesta fort contre moy, disant qu'icelle portion du cerueau esloit graisse, et non du cerueau. Auquel ie dis qu'il la gardast iusques à ce que i'eusse habilié le palient , et que mon dire seroit trouué véritable. Et après auoir pensé ledit page, à fin de prouuer par raison et expérience qu'icelle portion du cerueau ne pouuoit eslre graisse : ie luydispieniierement, qu'au dedans le Crâne il ne se peut faire graisse , encores que les parties soyent froides, à cause qu'il y a grande quanlilé d'esprits animaux , qui sont très chauds et subtils , ioint la mulli-

du cerueau. Fareillemenl h bon vicillarl Guidon , etc.

Et ce qui est assez singulier, c'est que la cinquième, où celle phrase est relrancliée, a continué d'indiquer en marge l'endroit de Galien : Liii. 8 de l' /■^s. des parties.

Il est probable que le motif de celte suppression est que Gulien ne parle que d'une piaie, tandis que Paré parle plus spécialement des plaies avec perle de substance.

tude des vapeurs esleuées de tout le corps à la leste : lesquelles choses empeschent la génération de la graisse :

et quant à l'expérience, par la dissection des corps morts, iamais on n'y voit aucune graisse. Et neantmoins vouloil gaigner son dire par tousiours contester. En fin luy dis que l'expérience nous mettroit d'accord. Ce que plusieurs Gentilshommes et autres assistans désirèrent bien voir et entendre : car ie tenois , que si c"estoit graisse , elle nag-eroit sur l'eau : au contraire que si c'esloit de la substance du cerueau , qu'elle iroit au fonds. D'auantage si c'estoit graisse, en la mettant sur vne pelle chaude, ellefondroit : et si c'estoit du cerueau, il se desseicheroit , et demenreroit aride comme parchemin, sans se fondre ou liquéfier, el promplementbrusleroi(,p!)urce qu'il est gluant, humide et aqueux. Et furent faites telles espreuues , dont fut trouué mon dire eslre vray ; et combien que ledit page eusl telle portion de la substance du cerueau perdue , il gfuerit, reste qu'il demeura sourd.

> Dauantage me sounient auoir pensé auec maistre Thierry de Hery et feu maistre Loys Drouet , hommes bien exercilés.et grandement expérimentés en l'art de chirurgie, deux patients ausquels vne petite portion du cerueau (toutefois assez manifeste) estoit sortie hors et séparée de la sub-

' J'extrais les deux histoires qui suivent delà deuxième édition du Traité des plat/es d'hiicqnebules , 15.^2, fol. 78. La première seule aurait dû être placée ici ; la seconde se rattacherait beaucoup mieux au chap. 4 de ce livre, qui traite des scissures , et nous sommes obligé de revenir sur la note de la page I ( , où nous avions attribué à Fallope la première mention de la fissure bornée à la table interne. On voit que Pierre Aubert

i.i: iiviTiKAir î.i\ nr

stancc dudil corueau : lîcqiioy s'ensuivirent signes et accidents mortels, comme fleure continue, tumeur, aliénation d'esprit , seolomie ou verligie, syncopes , abbreuiation et remission d'haleine, rougeur des yeux et autres signes : ce neantmoins ne moururent de telles playes.

Et pour suiure tousiours mesmes exemples à ce propos, te veux aduertir d'une cure recenlement faite par Pierre Aubert , chirurgien de monseigneur le duc de Guyse, d'vne playe faite par contusion, siUiéesurla teste à l'os coronal , au moyen de laquelle l'os estoit dénué du pericrane et descouuert autour : toutesfois ne seniontroit aucune fracture dudit os au sens delà veuë, mais quelques iours après suruint au patient une bonne partie des accidents susdits , entre lesquels iettoit le sang par la bouche , meslé avec du pus et boue. Et voyant ledit Aubert tels accidens ne cesser, mais au contraire augmenter de jour en lour, vsa de trépans , et trouua la seconde table dudit os rrsmpu , faisant compression sur la dure-mere, et par conséquent sur le cerueau : et ayant esté l'os froissé et rompu, trouua la-

en avait constaté l'existence assez longtemps avant Far-ope, et A. Paré appuie sur ce point dans une note marginale ainsi conçue :

Première table du crâne demeure aucunefoi^ entière par dehors , et la seconde en fracturée et rompue.

L'incision fie la dure-mère pour donner issue à la matière épanchée au-dessous, a d'ailleurs été prescrite par A. Paré au chapitre 17. (Vuycz-ci-dessus page 48.)

Au reste ces deux observations avaient été omises dans toutes les autres éditions d'A. Paré; oubli d'autant i)lus didicile à concevoir qu'elles ont, comme on voit, un grand intérêt pour les doctrines de l'auteur aussi bien ([ue pour l'hisloire de l'art.

dite dure-mere liuide et fort tendue sans mouuement. Le lendemaiji voyant que par l'ouverture dudit os les accidents ne cessoient, considéra que pour la grande contusion pouuoient est rerompues au dedans veines et artères, dont fcil incision de la duremere, par laquelle subit sortit bonne quantité de pus, et dés lors le mouuement du cerueau se commença à faire, et les accidents diminuèrent. Parquoy le patient fut à la fin guéri.

Vray est que s'il eust esté grand seigneur ou prince, n'en feust pas reschappé de telle playe, à cause qu'il n'eust voulu souffrir faire ce que l'art commande , et les chirurgiens n'eussent fait si hardiment leur deuoir.

1 D'abondant n'agueres , mais Ire Estienne de la Riuiere , Chirurgien ordinaire du Roy, et Loys le Brun , Chirurgien iuré à Paris , et moy, auonsp; nsévnnommémaistreRobert Courtgenou, l'vn des chantres ordinaires de la chapelle du Roy, d'vne playe en la teste , située au milieu de l'os coronal, faite dvn coup d'espée, de grandeur de cinq doigts ou enuiron, auec fracture et embarrure d'vne pièce dudit os, laquelle estoit séparée du tout dauec le Crâne : et pour extraire et tirer l'os r( )mpu , le trepanay : pource qu'autrement on ne l'eut peu auoir, et après tiray ledit os fracturé auecques certains instruments propres pour extraire aucunes piecesd'tis de dessous le Crâne ^.

' Celte nouvelle observation et ce cjui suit jusqu'à la lin du chapitre, se trouvait à la suite de celle du page du maréchal de Montejan, dans l'édition de 1.SG1, fol. 2l(iet suiv. Je ne peux m'expliquer pourquoi elle avait été retranchée des éditions complètes qui annonçaient ainsi qiiel<iucs hisiuire';, et qui n'en donnaient qu'une.

■^ A. Paré avait figuré ici quatre insiru-

DFS PLAYES lîN PARTiCVLII'K.

Or le dit os auoit rompu la Duremere, et sortit pnr la playe de la substance du cerueau, la g- osssnir (rvne auelaine ou plus, on la présence de messieurs nostre maistre Rosée, docteur en Théologie, et Gosseliu, mathématicien et gardien de la librairie du Roy, ei Claude Rousselet, bachelier en médecine. Etneantmoins a ledit deCourtgenou recouuert santé, et à présent est encores viuant.

Donc pour conclure, plusieurs estant blessés à la teste par petite playe meurent: lesautresnonobslant qu'elle soit grande et auec perdition de la substance du cerueau , viuent quelquesfois. Aussi pareillement on voit en certaines régions et saisons les piayes de teste estre quasi toutes mortelles , choses estrange et quasi inconneuë par raison, mais par seule expérience Ce que ie réfère du tout au grand Architecteur, fadeur de toutes choses, qui dispense et détermine nostre vie ainsi qu'il luy plaist '.

inents, qui ne sont autres que le bec de grue dioit, le ùec de corbiii. dentelé , le bec de ijrue coudé, que nous retrouverons au !iv. IX, chap. 4 , Descrqxioyt des inslrumenls propres pour tirer les balles cl autres choses esiratiges ; H le dernier est le bec de corbin , dont Paré se servait aussi pour saisir es vaisseaux et les lier, et que nous retrouverons au liv. X, chap. 22.

1 Les observations de plaies du cerveau sui- \ies de guérison ont frappé de tout temps les observateurs. A. Paré rapporte lui-même plus bas des cas observés par Galien et Guy do Chauliac ; mais ce sont toujours des faits iares,et qu'il ne faut pas prendre pour régie du pronostic. Aussi quoique le blessé de Galien fût guéri d une plaie qui pénétrait jusqu'aux ventricules, nous verrons plus tard A. Paré, en présence d'une plaie du même genre, porter un pronostic absolument fatal. ( Voyez ï'yipoloijie , voyaiie de Perpi(ju(iii. )

nérenger deCarpi est de tous les écrivains du XV r siècle celui qui a le mieux étudié les l

CFIAPITIIE XXIV.

Page 1