CHAPITRE XXV
LA MAINIERE DE TIRER LES ARESTES, ET AVTRES CHOSES ESTRAÎSGES QVI S' AT- TACHENT A LA GORGE 2.
Souuent en mangeant on aualle des arestes, ou quelques petits os , ou autre chose estrange. Si en ouurant la bouche on les peut voir, seront oslées auec pincettes longues et estroittes , courbées comme vn bec de grue : et si on ne les peut apperceuoir , il faut que le malade auaiie vn morceau de pain mollet, ou vne figue seiche bien peu maschée, ou autre chose : ou bien le faire vomir : car par ce moyen la chose estrange est souuentpousséedehors. Ou bien on prendra vn porreau courbé, de grosseur que l'on connois.
tra estre nécessaire ,,lui ayant coupé le bout de la teste , laquelle sera huilée : et ayant fait ouurir la bouche du malade , sera mis dans le gosier assez profondément, tant de fois que la chose estrange soit iettée en bas , ou
1 Tout ce chapitre date au plus tôt delà petite édition perdue de 1572 ;'c'esl la traduction de Paul d Égine par Dalechamps qui en a fourni les principaux éléments. Le renvoi à l'Introduction ne date que de l'édition de 1585 ; il a trait à un long passage que l'on trouvera à la page 2G du tome I, et qui lui-même n'a été intercalé en cet endroit que dans la quatrième édition.
«Tout ce chapitre est également pris de Dalechamps, à part peut-être la tige de poireau substituée à la tige de laitue dont parle Pauld'Ésinc.
retirée en haut. Et où le porreau defaudroit, on prendra vn plomb approprié à ce faire , de figure du porreau.
Or s'il y a quelque chose estrange qui soit entrée en la trachée artère, il faut prouoquer la toux avec quelques choses aigres , et ietter dedans le nez vn sternutatoire : car en faisant ceste grande agitation par l'expiration violente , souuent ces choses estranges sont iettéeshors K