CHAPITRE LVIII
DV PROGNOSTIÇ DES VLCEBES DES BEINS, Eï DE LA VESSIE 2.
Les vlceres des reins sont plustost guéries que celles de la vessie, d'autant qu'ils sont charnus, et la vessie exangue, membraneuse, nerueuse, et plus sensible.
» En lisant de suite toute cette phrase, on s'aperçoit qu'il y a un que de trop. Je n'ai cependant rien voulu changer au texte , qui se Ut de même dans toutes les éditions complètes; mais je vais rétablir la phrase, d'après l'édition de 1504 , en laissant en italique les mots supprimés: on verra ainsi d'où vient le que surabondant.
» La sanie qui sort de l'vlcere de la vessie est fort fétide, d'autant qu'elle est de substance nerueuse, et que la matière ne peut estre siippuree et cuiite comme elle est en vne partie charueusc , ce qu'on voit en celle des reins : et aussi qu'en la iettant , etc. »
- lleproduction littérale du chapitre 7 du Wu.dc la suppression d'vrine, de 1664.
L'vlcere qui est au fond de la vessie est incurable, ou fort difficile à curer, à cause qu'elle est nerueuse, et que l'vrine qui descend et y demeure, point et mordique, dont augmente tousiours l'vlcere, tellement qu'elle ne peut estre glulinée qu'à grande peine : car iamais l'vrine ne peut estre du tout euacuée : et le reste qui est laissé est eschauffé parl'intemperature de la vessie , et parce aussi qu'elle se dilate et se resserre selon l'vrine qu'elle contient. Qu'il soit vray, nous voyons aux suppressions d'icelle ietter vne pinte d'vrine à vn coup.
Quand les vlceres sont en la vessie, et que les cuisses du malade maigrissent et tombent en atrophie, c'est signe de mort prochaine.
Si les vlceres ne sont tost guéries tant dvne partie que d'autre, demeurent incurables.
Si la sanie vient des parties supérieures , comme des bras, ainsi qu'auons dit, ou des poulmons, du foye ou râtelle, sera conneu, à cause que telles parties ont esté premièrement blessées.