CHAPITRE VI
QVEtLES CHOSES II FAVT SÇAVOIB ET
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PP IK VEROLIE.
(lalien afferme que toute curaliop de maladie ge fajl par rvne de ces trois parties de médecine curatoire, à sçauoir,par diète, chirurgie, ou pharmacie, ou la plupart d"icelles ensemble. Or en cesle peruerse «il maligne maladie, toutes les trois sont nécessaires :car, comme la pharmacie a besoin de diele et de chirurgie, aussi la chirurgie a besoin de diele et de pharmacie. El parttint il faut que le chirurgien ralionel aye la connoissancede trois choses, en l'ignorance desquelles gist le défaut (JP éuralion de toutes maladies , c'est à sçauoir l'essence , cause , et accidens de la maladie. Aussi la diuersité des températures, tant générales que particulières, auec les remèdes et medicamens propres pour la curation d'iceiles, esl nécessaire. Car sans la connoissapce et méthodique administration d'iceus,ne se peut faire çurulion, si ce n'est par cqs dauenlure.
l)(mc pour bien curer ces^e mala-rdie, il faut connoislre les choses na^ turelles, et les dépendances d'icelles, pour la varielé des corps el parties blessées : car il faut que le chirurgien hiethodique scache que les hommes d'habitude dure et robuste, comme laboureurs, nautonniers, forgerons, chasseurs, crocheleurs, postillons, et autres telles gens de grand Irauail, endureront niedicamens violens et euacualions plus fortes que les autres qui sont d'habitude et complexion molle et delicale , comme femmes, eunuques ou chaslrés, et
DE LA GROSSIÏ VEROLLE
ieunes enfans et sédentaires. Aussi , selon la température de chacun malade , faut diuersifier les remèdes, comme les personnes qui sont de complexion cholérique, sanguine, demandent autre forme de curer que les piluileux et melancholiques. Car encores que le fondement de la verolle (comme nous auons dit ) soit en Talteration de l'humeur piluileux, si esl-ce qu'il s'ensuit vice et corruption des autres, pour la température des corps et abondance des humeurs.
Mais il y a vn tas de coquins, imposteurs et maquerelles, qui traitent (ous malades d'vn seul origuent, ou d'vne décoction de giiiac auec vin , ou sans iceluy , adioustant qu Iquesfois medicamens purgatifs, et font vue infinité de fautes, dont les pauures verollésdemeurent estropiés et languissans toute leur vie •.
A sçauoir, si au commencement de la verolle , comme il aduieni que quelqu'vn aura vlcere à la verge, ou à la vulue, pour auoireu compagnie d'vn veroUé ou verollée , s'il faut promptement purger et saigner. Monsieur Rondelet défend de non purger et saigner, de peur de relarder le venin verollique à sortir hors , et oster
' Ici finissait le chapitre dans les deux premières éditions; on en retrouve les éléments, et jusqu'aux plirases textuelles, dans l'article C«rano«, de Thierry, de la page 47 à la page 55. Mais a\)iès ces idées générales, Thierry passait à un autre article intitulé les Iinlicul'ons pariiculierei, long de douze pages, et consacré à l'exposition des théoriçsgaléniques les plus absurdes. Apres quoi l'auteur entrait en matière par \a Présentation de la vaiioUe, pour laquelle il recommandait une eau pliilosopliique de son invention, à prendre à l'intérieur, et dans la composition de laquelle il n'entrait pas moins de trente-quatre substances. Paré a passé sous silence tout ce tairas.
la connoissance pour quelque temps :
mais il faut attirer le venin au dehors , par fomentations et lauemens, bains, estuqes, empîastros de Vigo cum mercurio^ onguents vif-argentés appliqués aux aines et entre-fesson , décoction de gaiac donnée en potion, à On de chasser le venin verollique hors, et liiy obtondre sa malice : telles choses plus souuent gardent la verolle de venir. Aussi qu'il nous est commandé des anciens, de non purger ny saigner au commencement des piqucures et morsures des chiens enragés, et autres besles venimeuses, de peur d'attirer le venin du dehors au dedans. Parquoy c'( st mal fait de purger et saigner au commencement de la verolle '.