‹ OEuvres complètes d'Ambroise ParéChapitre 351 sur 511 · IL- Argent» viui praeparati 5 . vj · texte numérisé non relu

IL- Argent» viui praeparati 5 . vj

Sublimât. 5. fi.

Sulphur. viui 3 . fi.

AxungioB porci sal. expcrtis Ib.j.

Vitclios uuoruni sub cinerib. coclor. iij.

OIci tercbinlb. el laurini ana 3 . ij. Fiat liiiimenUim vtarlisest.

Le moyen de le faire sera en ceste manière : Premièrement vous pulueriscrez subtilement le sublime et le soulplire : puis mettrez \ ne portion de

ry ne fait point mcnl on de l'éprcu\edu mercure par la peau de mouton. Tout le rc>le du chapitre e^lélrange^à l'œuvre de Tbicrrj . 0.1 voit par la comparaison des renvois à cet ouvrage que nous sautons ici \\ pages consacrées parTIiicrry à établir les propriétés de L'argeiii-vif. Paré en avait cependant lire parti; mais il a ensuite renvoyé sou extrait iaû« Antre placé. Voyez la noie précédente.

Vif-ar{^ent,onsomblevnpeud*axongè, puis vn morceau de moyeu d'œuf, en remuant le tout fort diligemment :et le (oui esl.inlbicn incorpoi'i'-, adiouslerez encores aulaiit de vif-argent , d'axonge et d'œuf, iusques à ce que toul soit bien incorporé , et sus la fin adiousterez vos bulles, en agitant le tout ensemble l'espace d'vn inur :

par ainsi aurez vn onguent de bonne consistance, duquel i'ay plusieurs fois vsé, auec bonne et heureuse issue. Ladite axonge doit cuire auparauant auec les herbes neruales, comme sauge , rosmarin , thym, marjolaine , lauande , el autres a: omalitiques, selon que l'on pourra recouurer' : Taxonge par telle cuisson, est rendue plus subtile et confortaliue des parties que la verolle offense.

Les onguens se font pour attirer la matière virulente du dedans au dehors, par les pores du cuir, par sueur, et par insensible transpiration : parquoy ils doiuent eslre relaschans , rarefaclifs , et attractifs. L'axongede porcy est fort propre , parce qu'elle relasche, amollit, et resoult facilement le vif-argent. L'huile laurin , d'aspic, rue, y sont pareillement bonnes , à cause qu'elles raréfient et digèrent, et sedent les dculeurs. La térébenthine y est aussi fort commode, à raison qu'elle sulfoque et esl»'inl le vil-argent , eschauITe modérément , digère et euacue, et robore les parlies nerueuses. Le vif-argent est le vray antidote de ceste maladie, parce qu il la cure en quelque sorte qu'il soit appliqué : il esmeut les sueurs, desseiciie, à cause de la tenuilé de ses parties. C'est le furet -, et le vray alexi-

' Le chapitre finissait ici en 1575; tdut le reste est de ià'9.

' Les édition» de 1579 el 1585 perlaient

tere de ceste maladie et accidens, pourueu que le chirurgien en sçache vser melhodiquement.

5'ensuit vn onguent pris de la pratique do Rondelet , au Trailé de la veroHe, propre pour seder les douleurs de teste et des iointures. Or il sede les douleurs en escbaufAint la matière verollique , en la fondant et en euacuant par sueurs, par flux de bouche, et flux de ventre.

7f. Quatuor vngiientorum calid.' ana q. s,

Axuiigiae poici, olei lauiini, anetLi, irini ana f, . ij.

Olei de spica § . j.

Argenli viui 5 . vj.

Terebenlllinae lolœ in aqua vila! §. ilj. Fiat vnguenlum.

S'il y a des nodus, on appliquera dessus ceste emplastre :

^. Emplaslri de Vigo ciim mercurio duplicaio 5 • '''J- Pul. euphorbij et iris ana g.j.

Le tout malaxé auec térébenthine lauée en eau de vie: et soit appliqué sur les nodus.

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