‹ OEuvres complètes d'Ambroise ParéChapitre 381 sur 511 · CHAPITRE XXXVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXVII

DE LA MALADIE VENER1E?«NE OV GROSSE Vt:ROLLE ÇVI SVnVIÈNT ATX PBTIT3 ENFANS 2.

Soiluertt en voit sdi-tir les peihé enfans hors le vèhlrè de ieiir mère, ayans ceste maladie, et lost après auoir plusieurs pustules sur leur corps : lesquels eslans ainsi infectés, baillent la verolleà autant de nourrices qui les allaictcnt. Aiicun^ prennent la verolle de leufs noitt-

» Celfe formule et U sdirantc ont été ajoutées à ce cha'pîlrc en J570.

2 Ce chcipilrc est de 1575; Cepertdiht j'aî fcriîllelé en \airi le livre (fc thîôrrj pridrCft retrouver l'origine, et, é:i\ii CTTcdt, U tfl8 parait appartenir à Paré.

DE La grosse tERdLLE.

Hces : pai'-ce qn'îcellè mâîadie , comme auons dît, est ctfnlàgieiise.

Or on voit peu somierit les enfans fiaiz aùcc cesle maladie, rereitoîrguafison : maïs ceiîx qui l'acquièrent par tetler ou autrement, estans ja grattidelots , sont qiielquesfois guaris.

Le moyen de païuenir à la curation est de faire vser à la nourrice de l'eau theriacale, que descrirons cy après, l'espace de vingt iours ou plus, tant pour s'exemplcM- de ceste maladie , que de rendre son laict alimenleuxetmedicamenteiix: et lorsqu'elle donnera à tetter à l'enfant, n'oubliera laueretessuyer lebout de soi!tetin,à fin que le virus sorianl par la vapeur de la bouche du petit enfant , ne s'imprime en son mammelon par les trous Dupasse le laict. Et quant aux petits enfans, on leur frottera seulement les pustules d'vn onguent bien peu vifargentin , comme vnguentmn c.idatum cum mercurio , ou autre semblable : et sera puis après enueloppé en vne couche ou linge, lequel sera premièrement parfumé des parfums cydessus mentionnés, et sera tenu fort chaudement.

Or (elles choses sedoiuent faire par espauletées , c'est à din; petit à petit , et non par coninuation, de peur qu'il ne leur vienne mal à la boucbe.

Aussi s'il auoit quelques vlceres en la bouche, on les touchera des eaux cy dessus mentionnées , les corrigeant, ayant esgard à la délicatesse de l'enfant. Aucuns ont esté guaris par ces moyens : autres aussi sont morts, non par le vice du médicament , mais pour la grandeur de la maladie.

D'auantage si l'enfant a pris la verolle de sa riourrice, la faut changer, et l«y èh MWlet vne autre qui soit «aine : autrement ne poui'i'oil iaftials

estre guari, poufce i^ii'Jl serdit idiiSiours nourri du saiï^ ihfecté dii tints terollique.

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