‹ OEuvres complètes d'Ambroise ParéChapitre 428 sur 511 · CHAPITRE XXII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXII

DE l'aAGE de la NOVRRICE.

La nourrice ne doitestre plusieune que de vingt-cinq ans, ne plus vieille que de trente cinq, parce que l'espace de temps qui est enlrc-dcux est l'aage de vigueur, d'autant qu'il est plus tempéré et plus sain que les autres aages, parce qu il n'abonde de superflui lés d'humeurs : d'autant aussi que le corps ne croist plus, de tant est-il plus abondant en sang. Mais au dessous de vingt-cinq ans le corps croist encores, parquoy elle n'a pas le nourrissement ny le sang si parfait : et depuis trente-cinq ans les mois cessent à beaucoup, ou bien elles en ont peu : et partant cela monstre qu'elles ont moins de nourrissement, et moins de bon laict pour allaicter l'enfant.

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