j. C P.ad. paioniiB, bistort. ana
Cicer. rubror. scminis pœoni. fœnicul.
ana 5. G .
Fiai decocl in aqua suflicicn. ad Ib. j.
addendn cinam. 5. iij.
LE IIIX-HVITIEME LIVRE
In colat. dissolu.
Syruj). de artemib. cl liyssop. ana 5. j.
Diarrh. abbat. 5. j.
Passenlur per manicam Hippocralis cum r. ij. nucleor. dact.
Cap. 5 . iiij. pro dos. mane.
Aussi on en peut faire bains , parfums, fomentations , iniections , onguehs, linimens , pessaires, suppositoires , noiiets , et autres.
Exemple d'vn pessaire ; Prenez galbanum , ammoniac, et autres semblables remollitifs, lesquels seront mis en paste auec vn pilon dans vn mortier chaud , et en formez pessaires , lesquels seront oints d'huile de iasmin, ou d'euphorbe, ou de fiel de bœuf, ou de jus d'armoise, et d'autres herbes, qui auront veitu de prouoquer les mois : mixtionnez auec scammonée mise en poudre. Et seront lesdilspessairesdelongueurde six doigts, plus ou moins, selon la corpulence de la femme, et de grosseur d'un gros pouce, et enueloppés en linge clair tissu . et seront attachés (et principalement les nouëts; autc fil, à fin qu'on les puisse retirer aisément lorsqu'on en voudra remettre d'autres.
On en pouira pareillement faire de miel cuit, y adioustant des poudres propres, comme scammonée et euphorbe *. Et ne faut pas que tels pessaires demeurent long temps, de peur qu'ils n'exulcerent la partie. Parquoy iceux retirés de bonne heure, faudra fomenter l'orifice de Tamarry de vin blanc , auquel auront cuit du pouliot ou matricaria.
Et ici noieras que si les mois sont supprimés par la closture de l'orifice de la matrice , ou par inflammation ,
' Là s'arrêtait le texte de ce paragraphe Hi'p. de IS'atur. midieb. — A. P. — 1579. \ en 1573; le reste est de 1576.
CE LA GENERATION
OU autre mauuaise disposition * ou chaleur qui aye espaissi le sang, ne faut vser de remèdes qui espaississent ou eschauffent trop, mais qui refroidissent et humectent, autrement on eschaufferoit d'auantage : cela sera conneu par la douleur et habitude de la malade. Aussi il faut remédier à tels vices deuant que venir aux reme des qui prouoquent les mois : car autrement on redoublerait Tinflammation , y attirant d'auantage de sang : et s'il y a quelque excroissance de chair, ou callosité faite par playe ou vlcere, qui bouche le col de la matrice, ou quelque membrane née à la bouche d'icelie ou à l'orifice de son col , il faudra premièrement oster les callosités, et couper les membranes '-.
Or il faut icy obseruer vn point fort remarquable : c'est que quand nous voudrons nous efforcer par art et moyens sus nommés à faire auoir les mois aux femmes , il faut choisir le temps propre, sçauoir le decours de la Lune en celles qui ne les ont iamais eus, ou le temps auquel ils ont de coustume de couler à celles qui ont ja plusieurs fois parauant eu lesdils mois. Car ainsi nous aurons auec l'art et medicamens, Nature et coustume aidante à noslre intention. De là vient que nous voyons tant souuent les médecins se trauailler en vain à prouoquerles mois aux femmes : car de penser les faire couler en temps indeu, ou deuant et après le temps qu'ils auoient coustume de les auoir, c'est peine perdue : comme ainsi soit
' L'édition de 1573 dit, ou autre mauuaise disposition, il faut remédier à tels vices, etc. Les six lignes intermédiaires ont été ajoutées en 1570.
2 Le chapitre se terminait ici en loT3 ; le reste est de dates différentes.
que les medicamens n'ont aucune force sans l'aide de Nature. D'auantage après l'vsage de tels remèdes, ne faut enuoyer les femmes aux estuues, ny leur faire vser d'autres choses qui prouoquent les sueurs : si ce n'est que les moi» soient arrestés à raison de l'espaisseur, crassiiie et glutinosité du sang : car autrement les sueurs diuertissent la matière ailleurs, empeschans par ce moyen le flux mcnstrual *.
Il te faut bien garder de donner chose qui prouoque les mois aux femmes grosses, de peur de les faire auorter, qui seroit vn acte damnable et inhumain de tuer vn petit innocent , comme auons dit cy deuant.