viij
Camphre dissoult en eau de vie 5. ij.
Meslez le tout, adiouslant un peu d'huile de lis ou de vin.
L'expérience monsire que ce remède est excellent, et la raison le confirme aussi. Car la poudre de Mercure accompagnée de matière crasse et humectante, fait qnela chair meurtrie suppure facilement, et en peu de temps , sans qu'il y aduienne fort grande douleur. Et quant au camphre , qu'il soit chaud ou froid , il > sert grandement, pour l'excellente lenuité de ses parties, à raison de laquelle tout médicament de quelque qualité qu'il soit, pénètre mieux et pousse plus auant sa vertu : d'auantage ledit camphre résiste à toute pu- Irefacliou.
rùburalifz pour repercuter et empesch'ir la fluxion des Immeurs, etc.
C'est à peu près le texte du dernier paragraphe de la page Uid, mais avec cette notable différence que, au lieu des parties de dessus la plaije, l'auteur a remis : aux parties iiai sont audessus de la contusion et esloignées de tu plaije. Ainsi en 1545 il appliquait les rejrigerans et corroborans sur la plaie même, et plus tard il les proscrivit et les remplaça par les remolUens et suppuratifs.
C'est le livre de Joubert qui a dicté à Paré os nouvelles modilications; et comme le livre de Joubert n'a paru qu'en 1570, on pouvait aisément prévoir la date de la rédaction nouvelle Kn effet, l'édition de 1552 copie la première littéralement; celle de 15G4 n'y change que quelques mots et conserve exactement le sens. Ce n'est donc qu'à jiartir de l'édition complète de 1575 que le lextc a reçu les corrections et les additions qu'on y lit encore aujourd'iiui, et qui changent si notablement la doctrine primitive. Il n'y a que la formule Olei lereb., clc-, qui manque encore en 1585 et qui n'a été ajoutée que (laus l'édilion posthumedel5!)b'.
Aucuns instillent en la playe eau de vie , en laquelle on a instillé vitriol calciné. Tel remède n'est suppuratif , mais résiste à la pourriture, duquel on en peut vser en temps chaud et •humide.
^utre.
'2f. Olei tereb. 5 . iij.
Aqua vitae 5 . fj .
Misce.
Or si le coup est donné de fort près, véritablement la playe sera bruslée par la poudre enflammée, et lors on appliquera remèdes propres à la combustion, sans toutesfois délaisser la contusion.
Et quant aux parties de dessus la playe, sinon au premier appareil, l'on n'appliquera medicamens refrigeratifs et astringens, ains remoUiens et suppuratifs : pour ce qu'ils refroidissent et affoiblissent la partie, et empeschent la suppuration : aussi constipent le cuir , qui est cause de ne donner transpiration aux vapeurs fuligineuses , dont s'ensuit gangrené et mortification , par l'indeuë application de tels remèdes. Et où la contusion seroit grande , on pourra faire des scarifications pour descharger la partie du sang meurtri, qui est suiet à se pourrir.
Mais aux parties circonuoisines , qui sont au-dessus de la contusion , et esloignées de la playe , faut appliquer remèdes refroidissans et corroborans , pour repousser et empescher la fluxion des humeurs , comme est cestuy-cy.
"if. Pul. boli armeni , sanguinis draconis , pal. myrrh. ana 5 . j. Siicci solani, semperuiui , portulaca; ana
Album, iiij. ouor.
Oxyrrh. quant, sufficil.
Fiai linim. vt decel.