DE LA DIFFERENCE DES PARTIES BLESSÉES
Ces différences exposées, il nous faut consequemment parler de ladiuersité des parties atfeclées , qui sont ou charneuses , ou osseuses : quelques-vnes près les iointures,les autres dedans icelles : aucunes auec grand flux de sang et fracture d'os, les autres non : aucunes sont es membres principaux, ou semants à iceux:
aucunes profondes, les autres superficielles. Et si en aucunes de telles playes apparoissent signes manifestes de mort , il en faudra faire bon prognostic deuant qu'y toucher, afin de ne donner occasion aux ignorans de mesdire de nostre art.
Or laisser le trait au corps , causeroit la mort ineuitable, et feroit estimer le Chirurgien inhumain et impitoyable, et Tarrachant le malade par aduenture en reschapperoit : car, comme auons dit , il vaut mieux tenter vu remède douteux , que de laisser le malade sans secours 2.
• Ce chapitre manque comme le précédent dans l'édition de 1545; il a été aussi ajouté en 1552, à l'exception du dernier paragraphe.
•^ Paul .Egin. — Ilippocrates. — A. P.
Ce paragraphe a été ajouté ici en 1575 sans que l'auteur se soit beaucoup inquiété s'il était bien à sa place ; il ne présente pas en eilVt de rapportdireclniaveclechapitre auquel il appartient , ni avec la phrase qui précède. Il est très clair cependant qu'il s'y rattache dans la pensée de l'auteur. En eiret, ce paragraphe est extrait mot pour mot de la^V»fitryie frmiçoise de Dalcchamps, et traduit •lu chap. 8S de Paul d'Egine. Paul examine ce qu'il faut faire quand le trait a pénétré tlans les viscères ; et si la mort est prochaine
DES PLAYF.S D HA-RQVEBVSES.