‹ Œuvres complètes d'Élisa Mercœur de Nantes (volume 2)Chapitre 148 sur 264 · POUR LE JOUR DE SAINTE- VICTOIRE , SA FETE · texte numérisé non relu

POUR LE JOUR DE SAINTE- VICTOIRE , SA FETE

Soit poète ou guerrier, tout amant de la gloire ,

Lui vouant ses nobles travaux , D'un pas araliiticux court après la Victoire \ Et toujours reuconlrant mille obstacles nouveaux Souvent expire avant d'altcindre ses drapeaux.

(i) EUsa ne connais'^ait que le nom de la comlesse de Vaiidreuil Jorsqu'ellc fit des vers pour la fête de cette dame , somme on Ta le \oir.

« Madame d'Haut poul prie madame et mademoiselle de Mer- <( cœur de lui faire l'honneur de venir passer la soirée le 23 j jour « de Sainte-Victoire , patronne de sa coasine et amie, la Qomtessc

2g6 A MADAME LA. COMTESSE DE VAUDREUIL.

Mais , vous , sans efforts , sans alarmes , Sur les esprits séduits vous savjez arracher

« de Vaudreuil, qui sera charmée de faire connaissance avec ces « dames , et de les inviter à ses mercredis. « A lundi 5 neuf heures au plus tard. »

Ce jour-là , plusieurs affaires nous avaient tenues dehors jusqu'à l'heure du dîner. Lorsque nous rentrâmes, le portier nous dit que la comtesse d'Hautpoul nous faisait prier de passer de suite chez elle , et que nous ne faisions que de sortir lorsque son domestique était venu. Nous pensâmes que c'était peut-être pour nous apprendre que sa soirée était reculée; mais point, c'était au contraire pour prier Elisa d'y contribuer, pour sa part , en faisant quelques vers pour la fcte de la comtesse de Vaudreuil ; mais l'heure qu'il était alors semblait rendre la chose impossible. « Comme je n'ai jamais vu la comtesse de Vaudreuil , dit Elisa à madame d'Hautpoul , veuillez avoir la bonté , madame la comtesse , de me donner quelques renseignemens qui puissent m'aider dans. ce que vous désirez de moi. Je ne vous promets pas de pouvoir vous satisfaire; mais j'essaierai , et j'y ferai tous mes efforts.

Nous nous hâtâmes donc de retourner à la maison. Il était sept heures.

Elisa se mit à sou secrétaire pendant que je préparais le dîner e.tqueje mettais le couvert. En sortant de table, il nous fallut songer à notre toilette , et à neuf heures et ua quart la comtesse de Vaudreuil serrait la main à Elisa et la remerciait, dans les termes les plus flatteurs, des jolis vers qu'elle avait eu la bonté de lui faire pour sa fête.

Le lendemain, la comtesse vint nous rendre visite; elle rejncrcia de nouveau Elisa et nous invita à ses mercredis.

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