AU DOCTEUR ALIBERT
Si le ciel forme sur la terre Ce que l'homme appelle bonheur, Je ne connais pour vous , aimable et cher docteur, Aucun souhait qui reste à faire.
A M*"^ AUBLIN DE VILLERS^'^
S'il écoute nos vœux , que le temps sur son aile Emporte vos douleurs , vos regrets , vos ennuis ; Qu'il vous donne en échange une santé nouvelle Bien douce à vous , bien chère à vos amis -,
Que tous vos momcns de souffrance De votre souvenir soient bientôt effacés , Que l'avenir enfin, comblant notre espérance, Vous refasse un présent de vos beaux jours passés '
(i" janvier i834.)
(i) Un mois après l'envoi des rers ci-dessus, nous reçûmes une écritoire; c'était celle qui avait appartenu à la bonne madame de Villers , et dont elle se servait le plus souvent. Ses enfans renvoyaient comme souvenir à mon Elisa : leur mère n'existait plus!....
A M^^' BONAPARTE-WYSES
Héritière d'un nom d'éternelle mémoire , Puissicz-vous obtenir ce que vous méritez , Un bonheur semblable à la gloire De ce grand nom que vous portez !
(i" Janvier i834.)
(i) Lors de l'inauguration de la statue de Napoléon sur la colonne , Elisa commença une ode qu'elle avait l'intention de dédier à madame Bonaparte-Wyses , fille de Lucien Bonaparte ; elle en avait fait quatre-vingts et quelques vers ; mais , comme elle ne les avait pas écrits et qu'il m'a été impossible de me les rappeler, je n'ai pu les joindre aux Œuvres , et j'en ai bien du regret, car cette ode était aussi grandiose que le sujet.
A M"' ERNESTINE PANGKOUGKE.
1er Janvier 1854.
lit destin toui a faite heureuse autant qu'aininlilr Elisi Mbiicxcii.
Puisque pour vous , et juste et favorable , Le destin vous a faite heureuse autant qu'aimable , Que de ses plus beaux dons il a su vous doter, Que tous vos jours légers ressemblent à des fêtes , Mon cœur cherche et ne voit rien à vous souhaiter, Que de rester ce que vous êtes (1).
(i) Je ne sais pas si ces vers sont bien exacts, je ne les ai trouTes que dans ma mémoire , car Elisa pensait que les personnes auxquelles on adressait de tels à-propos ne devaient pas y attacher plus d^imporlance qu'à une carte de visite.
A M. LE DOCTEUR DAUDÉJOS
Interprète des vœux qu'envers mon bienfaiteur
La reconnaissance m'inspire , Daignez trouver pour moi quelque parole à dire , De cette voix qui sait le chemin de son cœur.
Loin de cet ami protecteur,
Lorsqu'hélas ! le temps vous entraîne ,
Par un décret du sort jaloux , Accueillez ce souhait que nous formons pour vous Qu'il se lève bientôt un jour qui vous ramène
Près de lui , près de nous !
PaHs, i"jan'vier i834.
(i) Ce fut au docteur Daudéj os , dont le comte d'Argout fait très grand cas, qu'Elisa dut la protection de ce ministre.