‹ Œuvres complètes d'Élisa Mercœur de Nantes (volume 2)Chapitre 151 sur 264 · AVEC M. HENRI D · texte numérisé non relu

AVEC M. HENRI D

A MON NOUVEAU FltS.

J'avais un ange à l'àme pure et tendre,

Un ange ami , dont l'aspect enchanteur M'allégissait mes maux , me doublait mon bonheur.

Et qui savait toujours m'entendre

Lorsque je lui parlais du cœur.

Cet être à la douce magie Que le ciel m'envoya pour embellir ma vie ; Des miracles charmans qu'à chaque instant , pour moi ,

Sa présence a su faire éclore ,

(i) Madame R..., qui avait essayé quelques vers pour le mariage de sa fille , et qui n'était pas contente de ceux qu'elle avait faits , vint prier Elisa de la tirer d'embarras. Madame R... dit à Elisa qu'elle avait l'habitude d'appeler sa fille son ange.

3o8 POUR LE MARIAGE DE M'" LAURE R...

Le prestige agrandi se répandra sur toi. Car cet ange , Henri , c'est ma fille , ma Laure , La femme qu'à ton sort unissent en ce jour De leurs chaînes de fleurs et l'Hymen et l'Amour. O toi , mon nouveau fils ! toi , l'époux de mon ange l Ce trésor qu'à ton cœur mon cœur a confié , Quand de votre destin , par un intime échange , Vous devez tous les deux, recevoir la moitié -, Ah ! réalisez-moi l'attente la plus chère -, Que son âme à la tienne inspire l'amitié Qu'elle donne à sa pauvre mère.

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