‹ Œuvres complètes d'Élisa Mercœur de Nantes (volume 2)Chapitre 258 sur 264 · ARUNDEL · texte numérisé non relu

ARUNDEL

Oui, comme on doit la voir vous la verrez peut-être ; Mais du peuple inconstant jurez-voUs d'être maître P Lorsqu'il saura qu'au trône elle a perdu ses droits , En elle verra-t-il la fille de ses rois ? Son respect au malheur n'est pas long-temps fidèle ; Mais un autre intérêt près de vous nous appelle. Seigneur, depuis trois jours le roi dort au cercueil ; Seuls toujours en secret porlerons-nous son deuil ? Prolongeant son erreur combien de temps encore Voulez-vous le cacher au peuple qui l'ignore.'* Quand Edouard n'est plus , combien donc voulez-vous. Que du sein de la tombe il règne encor sur nous ?

NORTHUMBERLAND

Ce secret , ce retard que j'ai cru nécessaire Aux ligues des partis dérobe l'Angleterre. Du monarque espagnol déjà l'ambassadeur D'Edouard pour Philippe a demandé la sœur. En elle, Charles-Quint voit notre souveraine, Pour dot voulant un sceptre , et pour fille une reine ; Qu'on l'accorde sans trône , il ne l'accepte pas. Du fils de Henri-Huit il attend le trépas. S'il apprend qu'Edouard a fermé la paupière , Qu'il s'est au lit de mort choisi son héritière , Voudra-t-il , de Marie abandonnant les.droits , Laisser une autie assise au trône de nos rois? Déjà si je n'avais écouté la prudence , Nous le verrions ici l'aider de sa puissance.:

PIMBROCK.

(Arandel et Pimbrock «orient.)

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