RÉVEIL D'UNE VIERGE
Rien De t'interrompra , nionoton« silence ,
Qae le cbant de l'oiseau , qui faiblement s'élance
Comme un accent d'amour i Ou le hruit passager de la feuille igitèe , Ou le ion languisiant de la cloche , attristée
A chaque heure du joui.
Elisi Hbicoedii.
La cloche matinale et résonne et t'appelle , Vierge^ me rêve plus un prestige effacé.
Eveille-toi , l'airain de la chapelle , Plaintive Nataly, déjà s'est balancé. .
C'est l'heure où chaque jour, soulevant ta paupière, S'ouvrent tes yeux , cet asile des pleurs ;
Quand au pied des autols, près de tes jeunes sœurs, Ta douce voix soupire une prière j
2 8 LE RÉVEIL d'une VIERGE.
Sur le marbre silencieux
Incline-toi , vierge timide , Dans un calme sacré , fais méditer les cieux
A ton âme pure et candide.
Oh ! ne rappelle pas un souvenir trompeur ,
En déchirant le voile des mensonges :
Qu'échappée au séjour des songes,
Ton âme soit un ange au sein du Créateur !
Le monde te parut de loin comme un orage ,
Tu l'évitas , comme un craintif agneau -,
Et de l'oubli sur sa funeste image
Le cloître qui t'enferme a posé le bandeau.
La cloche matinale et résonne et t'appelle , Vierge ^ ne rêve plus un prestige effacé .
Eveille-toi , l'airain de la chapelle , Plaintive Nataly, déjà s'est balancé.
(Décembre i8a5.)