‹ Œuvres complètes d'Élisa Mercœur de Nantes (volume 2)Chapitre 70 sur 264 · RÉVEIL D'UNE VIERGE · texte numérisé non relu

RÉVEIL D'UNE VIERGE

Rien De t'interrompra , nionoton« silence ,

Qae le cbant de l'oiseau , qui faiblement s'élance

Comme un accent d'amour i Ou le hruit passager de la feuille igitèe , Ou le ion languisiant de la cloche , attristée

A chaque heure du joui.

Elisi Hbicoedii.

La cloche matinale et résonne et t'appelle , Vierge^ me rêve plus un prestige effacé.

Eveille-toi , l'airain de la chapelle , Plaintive Nataly, déjà s'est balancé. .

C'est l'heure où chaque jour, soulevant ta paupière, S'ouvrent tes yeux , cet asile des pleurs ;

Quand au pied des autols, près de tes jeunes sœurs, Ta douce voix soupire une prière j

2 8 LE RÉVEIL d'une VIERGE.

Sur le marbre silencieux

Incline-toi , vierge timide , Dans un calme sacré , fais méditer les cieux

A ton âme pure et candide.

Oh ! ne rappelle pas un souvenir trompeur ,

En déchirant le voile des mensonges :

Qu'échappée au séjour des songes,

Ton âme soit un ange au sein du Créateur !

Le monde te parut de loin comme un orage ,

Tu l'évitas , comme un craintif agneau -,

Et de l'oubli sur sa funeste image

Le cloître qui t'enferme a posé le bandeau.

La cloche matinale et résonne et t'appelle , Vierge ^ ne rêve plus un prestige effacé .

Eveille-toi , l'airain de la chapelle , Plaintive Nataly, déjà s'est balancé.

(Décembre i8a5.)

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