JOO NOTICE SUR MARCELINE
ne devait point être tarie, il venait la prier, au nom de ses jeunes abonnées, de vouloir bien y puiser de nouveau.
— J'ai eu bien des fois la pensée d'écrire sur Futilité des sœurs de charité, dit Elisa; lune d'elles (i) a souvent posé devant moi sans s'en douter; et je crois pouvoir répondre de la ressemblance (2). D'ailleurs, ajouta-t-elle, lorsque l'âme n'a pas d'imperfections à cacher, l'ensemble des perfections devient peu difficile à saisir.
Trois jours après, Marcehne subissait Fexamen sans lequel on ne poi^vait être admis. Lorsque nous fûmes chez M. Duplessis pour savoir l'arrêt porté contre elle , il dit à Elisa en lui montrant un abbé qui lisait attentivement (c'était son fds) : Voilà votre
(i) Elle voulait parler de mademoiselle d'Abrantès.
(2) Elisa \oulait dédier le portrait au modèle, mais elle fut obligée d'y renoncer ; on lui dit que le journal n'était pas assez -volumineux pour admettre des dédicaces. En mettant après le titre : dédié à mademoiselle Joséphine d'Abrantès , j*ai satisfait à un des désirs de ma fille.
NOTICE SUR MARCELINE. liO I
juge, mademoiselle; je puis vous assurer qu'il vous est on ne peut plus favorable. Maintenant, il me reste à compter les lignes pour vous en remettre le prix, et chaque fois que vous voudrez bien consacrer quelques-unes de vos belles pensées à nos jeunes lectrices, écrivez-moi, et je m'empresserai d'aller chercher le trésor que vous leur aurez destiné.
Elisa eut beaucoup à se louer de M. Duplessis ; il serait à désirer que tous les auteurs rencontrassent des éditeurs semblables
Veuve Mercœur ,
Née Adélaïde Aumand.