‹ Œuvres complètes d'Élisa Mercœur de NantesChapitre 66 sur 72 · LA TREVE DITE MARCHANDE · texte numérisé non relu

LA TREVE DITE MARCHANDE

Louis XI apprend qu'Edouard IV, roi d'Angleterre, vient avec ses meilleures troupes pour se liguer avec le duc de Bourgogne contre la France. Louis profite d'une sottise que le duc fait à ce monarque pour faire faire des propositions à Edouard. Les deux rois se voient à Picquigny, où l'on fait un pont fort large sur la rivière de la Somme ; et Louis

et Edouard , posant chacun une main sur

un missel ouvert , et l'autre sur une croix , jurent de garder la trêve qu'ils viennent de faire , et qui , depuis , fut appelée trêve marchande , parce qu'elle coûta soixante-treize mille écus à Louis.

Louis envoie trois cents chariots de vins à Edouard. Tous les Anglais , pendant trois jours , sont défrayés dans les auberges aux dépens du roi. Louis fait mettre aux portes d'Amiens des tables toujours servies , dont la Trémouille et Briquebec font les honneurs aux Anglais. Louis XI y va dîner avec eux.

(Exposé (lu plan du chapitre XXVIII qui devait faire partie 'de Louis XI et le Bénédictin.)

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