LA BOUQUETIÈRE
Non semper idem floribus est Ixmo*
Fends.
Hon. , ode vin , liv. II,
Les fleur* du printerap* ne brillent pas toujour».
Toi est le sens de ce vers d’Horace, qui pourrait se traduire encore de cette manière: On n'attache pas toujours le même prix aux Jlcurs. J’ai vu le temps où l’achat d’un bouquet était pour moi une affaire de la plus haute importance : j’y trouvais une source d'idées si riantes, de promesses si flatteuses, de ré- 41 compenses si douces ! Je n’y vois plus qu’un témoi- {[najjc d’amitié, et plus souvent encore un tribut aux convenances.
J’étais pour les bouquetières une excellente pratique pendant toute l’année ; elles ne me voient plus qu’à certains jours de fête, parmi lesquels je compte un jour de deuil. Je n’ai jamais aimé cette ancienne mode des bouquets de côté, dont le moindre inconvénient était de dépareiller, pour ainsi dire, un beau