‹ Œuvres complètes d'Étienne Jouy ... avec des éclaircissements et des notes. Tome 1 27 Essai sur les moeurs. Tome 3 (volume 3)Chapitre 31 sur 56 · LES COURSES · texte numérisé non relu

LES COURSES

fut redevable du tréne de Perse aux hennissements de son chev.nl (ce qui, par parenthèse, a fait dire à quelques contempteurs des faits et gestes de l’antiquité, tpi 'autant valait laisser régner le faux Smerdis que de le remplacer de cette manière); Bucéphale partagea avec Alexandre la gloire de ses conquêtes; il est bien prouvé qu'un empereur romain voulut nommer son cheval consul ; et l’on est d’accord que cette dignité convenait tout aussi bien à cet animal que le diadème à son maître. » Mais , sans rechercher si loin et si haut les titres de ce beau quadrupède, examinons-lc dans cet exercice où il déploie avec tant davantage les qualités brillantes dont il est pourvu.

Les Anglais sont incontestablement, de tous les peuples modernes, celui qui s’occupe des chevaux avec le plus de soin et de succès. S’il est douteux qu’ils en aient perfectionné la race, du moins est-il certain qu’ils en ont singulièrement amélioré l’espèce que l’on désigne sous le nom de chevaux de course ; principalement sous le rapport de la vitesse. Deux grands moyens les ont conduits à ce résultat : l’attention scrupuleuse qu’ils ont mise à constater, de la manière la plus authentique, l’origine des chevaux de race, et l’établissement des jeux annuels de New-Market 1 , etc. Les Anglais ont emprunté des

' M. Dubost, un de nos peintres les plus estimés , a publié, en

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