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gance à celles de l’église Saint-Pierre ; mais on voudrait voir une flèche couronner celle des deux qui a conservé son aplomb.
» Si vous vous borniez h ce Seul aspect de Caen , poursuivit' M. L. D***, vous n’en auriez qu’une idée, imparfaite. Pour la compléter , je vous engagerai à me suivra -vers- sa partie orientale sur le nouveau quai, où nous nous placerons précisément & l’angle formé par le^confluenî de l’Odon et de l'Orne, dont les embranchements divers forment une île du quartier Saint-Jean. »
Nous quittâmes le Vieux-Cours, et, suivant les bords de l’Orne , pous passâmes le long d’une magnifique caserne, à laquelle on attend depuis longtemps qu’on mette la dernière main. On démolissait à notre droite le pont do Vauxelles, pour remplacer ses arches grossières et la vbie beaucoup trop .étroite quelles offraient par un monument plus digne de notre âge. fck» en avait posé la première pierre peu de jours, avant notre arrivée. Les batardeaux et le pont dè service étaient déjà prêts , et une partie des matériaux qu’on devait employer dans -ce -grand ouvrage étaient dispersés- sué les rives. • •
.« Gétte partie delà ville , continua notre aimableinterlocuteur, quand nous fûmes arrivés ail point qu’il :avaib indiqué à notre curiosité, est celle qui
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a été depuis vingt-cinq ans le principal objet .des soins de nos administrateurs. Chacun-d'eux a eu la noble ambition de laisser son nom aux travaux aux- . quels il avait présidé. Voicr devant nous le cours Gafarelli Ses jeunes arbres ombragent le nouveau lit du l’Orne, dont les ondes rendent bien à -cette promenade les charmes qu’ elles-mêmes lui empruntent. Autrefois la rivière traçait de nombreux méandres, partie dans les prairies qui s’étendent à notre droite en avant du. faubourg Vauxèlle», partie à gauche et en plus grande quantité dans celles qui sont situées à notre droite au pied de Calix. 11 y avait peut-être quelque chose dé plus poétique et de plus pittoresque dans ces capricieux- détours dit fleuve, mais le besoin de précipiter le cours de l'Orne pour éviter les inondations occa&ionée? par la marche trop lente de ses 'eaux , a déterminé à creuser le nouveau canal. Si le temps que vous vous proposez île nous consacrer vous laisse quelques loisirs pour des excursions autour de nos murs, je vous recommanderai de visiter les ruines de Cali\, antique monument orné de médaillons et de flgures en bas-relief, et surmonté de statues qui Semblent placées à^sou sommet comme deux sentinelles en véctette. C’est ce qui a valu à pe singulier édifice le surnom populaire de Tout-des-Qendarmes. • ■ . • ,
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• « Eu nous tournant maintenant vers la ville , nous apercevons le théâtre des améliorations administratives' de M. de Vandœnvrc. C’est lui qui pour pretniér bienfait a, comme je yms l’ai • déjà dit, transféré I hôpital dans les bâtiment^ dé l’Abbayeaux-Dames. Il a en outre orné d’agréables plantations la partie du- quai qui borde les rives de l’Odon; son nom est' resté k cette portion denses travaux;
• fc Notre port ne petit guère être eonsidéré que comme un- petit port de cabotage assez insignifiant.
Il ne’ reçoit qne des bâtiments de cent-cinquante à ' •deux cents tonneaux, et tout le commerce maritime de notre ville est concentré dans les mains de trois ou quatre armateurs; Les dangers que présente l’entiée de l'Orne, obstruée par de nombreux bancs de sable, e^ l’impossibilké actuelle de naviguer sur son ooups supérieur, laissent végéter notre ville au rang des ports les plus secondaires. On assure
• cependant qu'en ouvrant une embouchure plus directe à l’Orne, entre Coilevitlv et Oystreham .■ On 'pourrait créer dans la baie deCoHevilleun port ma-
• ritime dé premier ordre, et sous les mur^deCaen nn port de commerce dont l’importance s’accroîtrait à proportion des travaux qne l’on ferait pour rendre navigable le cours' supérieur de l’Orne. Cette belle rivière, maintenant mutile au commerce, pourrait être mise en communication avec la Loire
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par h» Sarthc; ainsi elle établirait entré le ncird et l’ouest de la France «ne natation intérieure, et par conséquent exempte d«’dauger-des tempetes et des chaînées de la (pierre qui tendent le circuit par , mer toujours plus ou moins , périlleux. Pdur avantage lqcalefle offrirait le débouché le plus facile et le plus actif aux villes d'Angers, du Mans, de fjjëet, d’Aleç^çon, cf Argentan, de Dora front, et à tout ee p*ys du Bocage, frustré jusqu'à présent defc faveurs administratives.
« G* projet dont vous seriez peot-étrç tenté , mon ehef Ermite de faire honneur aux principes hnnr peux et profonds de notre nouvelle économie politique a près de trois cents ans d’existenoé. C’est en 1 53o, sous François 1“, que la première idée eri fut conçue. Le génie de- Vauban la féconda en r6yg. Un de nos compatriotes , M. di La Loude , sédondé de6 lumières de M. Duhamel de. l’académie des sciences, démontra en iy4® que l'exécution en était aussi facile que peu dispendieuse , et nous voilà en l’an de grâce îdaS sans que l’on ait encore songé à* mettre la- inain à l’œUvrg. üous lé seul rapport ma-* • ritime le gouvernement devrait cependant sentir la . nécessité d’ouvrir un refit geà ses vaisseaux sur cette vaste étendue de côtes qui jqren offre aucun depuis la Hoguc jusqu’au .navre. On se rappelle encore qu’en tyCa, 1er Anglais su reut faire tourner contre
, Ermite en province, t. vu. i 4
nous les avantages que présente la baie daGolleville, en y taisant stationner tu»® escadre pendant prés de •six semaines. Deux détachements tentèrent inéuie One descente sur la côte. On n'a point oublié. non plu* Jausce pays qu’ils. ne furent repoussé» que par. i intrépide astuce. 4 un servent garde-côtes nommé Caffunx. Go brave homme!, aceompagné d’itn setil tambour, qui ne larda pas à l’abandonner, résolut, à la faveur de la mijt, et d uu brouillard fort épais, de tenir tête à l’cunemi. A sa première approche il apostrophe la troupe d'un <jtt i-vwe- fortement» prononcé , et tire sou.coup.de fusil comme l’aurait lait une sentinelle avancée. Puis répétaut vivement la même manœuvre, 'il se replie sur d’antres points dé manière à fâirq croire, que des .postés nombreux occupaient la côte,, jusqu’à ce qu’enfiu , arrivé à la tête d'un petit, pont en bois, il prend le ton d’un officier donnant dès ordres à un bataillon entier pour un feu de file. A Ces mots les' Anglais tombent ventre à tcj;ré. Le sergent s'empare alors de la caisse •que lui avait .abandonnée le tambour fiigitif, ot bat • .marche ci> même temps qu'il imite par le mouvement rapide de scs pieds, celle d une trbupc qui aurait défilé sur le pont. L’eunemi entouré de profondes ténèbres fut dupedu stratagème et crut prudent de hâter sa retraite, enJaissant snr la côte un officier griéreineut blessé. Gai lieux le trouva le
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lendemain matin étendu sur le.'obamp de bataille; ibai* vainqueur Aussi généreux qu'il avait été andacieuX combattant, il emmena sou prisonnier chez lui où il parvint par -ses’ bons soios à- le rendre"à fn vie. « . " ‘
. ii£a attendant les immense*; avantages que lui procurerait l’exécution du projet du Yaubau notre* commerce lutte avec énergie contre la cféfavour de 'sa situation présente. La fabrication de la dentelle et la bonneterie sont les deux brandies les plus. florissantes .de notre industrie. La première absorbe* environ quatre millions répartis' .entre # vingt-cinq à tr*ote mille ouvriers qui gagnent dspnjs vingt centimes -jusqu'à un franc vingt-cinq centimes par jour; la- seconde me niet en mmjtoemeut qu'un capital moindre de moitié, mais que se partagent seulement quatre mille Ouvriers) les noms dé MM. Bomiaire , Leblond , Paysaû-Deseoutures , et Bçlnmi, -méritent detre distingués parmi -ceux des chefs do cette industrie : notre commerce maritime, ef notre négoce sont soutenus par les spéculation» des maisons Læfrar^ois, Gavelier, Qucbk-Herviciix , Manottry-Laconr t ei -Moisson-. • •
Quoiqu'il soit l’objet de nombreuses transactions sur notre place, c;t quÜl attire dans -notre, arrondissement des capitaux considérables ,, ee ne serait guère?- ici laliçu de vous park^t- do commerce des