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tués J 'église, le -pont, et le moulin de Saint-Pierre; et enfin de la désignation de Saint-Pierre-sous-Caen , que je peuple donnait généralement à cette église, et' que l'on retrouve dans les plus anciens titres. Quels qu'aient été au reste les fondateurs du château-, il est au. moins constant qu'il prit des accroissements considérables sous Guillaume-le-Conquérant et sous Henri i". soit fils, qui fit construire le donjon. 11 fut ensuite t éparé sous Louis XII et sous François I", et considérablement fortifié sousJfenri 111. .Caen émit entouré de murailles qui ont été sapées à mesure que la puissance du gouvernement s’est affermie davantage en France. Une partie du château a été rasée en 1793 , mais ce qui en teste offre encore un ensemble de défense assez complet, et peut servir suivant les circonstances à proléger ou à dominer'la ville. ' * -, ;
• « Du pied du château .s’élance la flèche la pins gracieuse et la plus légère de toute la Normandie, celle de l’église Saint-Pierre, dopt le rond point exeite aussi l’admiration des connaisseurs. C’èst dans la roè de la- Poste , sur les bords de l’Odoo , qu'il fout être placé pour admirer tous ses détails ; le mélange des différents styles 'd'architecture 'gothique.,- qui- y sont confondus sans désordre, fui donne un caractère extraordinaire de knte et de richesse. Cette flèche a été élevée én 1 3o8 , soit s la
CAEN
'1 direction d’un marguijlier noèjmé Nicole-Langlois,
» ce qui a donné ‘lieu à l'antiquaire Ducarel, et au
> bibliographe Dibdin , de conclure que c’était un
ouvrage de la munificence anglaise puissamment rai- - sonné, .dirait Figsrro! Il est vrai qb« le dernier de
• . ces deux docteurs d’Outre-Manche, ne tait pas la
moindre difficulté de faire venjr du fond.de l’Allemagtfe (from Germany ), les belles pierres qui ont entré dans la construction de nos monuments, et qui ont été tirées comme chacun sait, des villages désignés sous les noms de haute et basse Allemagne qui' sont à. deiix lieues de nos portes. Quelqu’un a prétendu que le maître maçon qui avait construit en 1 3oo le clocher de cette jolie église , se nommait Huet, et était un des aïeux du savant évêque qui a depuis -illustré les origines de Caen; mais il est remarquable que Huet n’ait rien dit lui-même de çette particularité, et qo il n’ait désigné qqe l’architecte. Hector Soyer t pour avoir- élève en i5i i les voûtes et le rond point de cette église. .
u En vtfus indiquant l’église Saint-Gilles , je n'ai d'autre but que de «vous faire connaître l’emplacement du faubourg qui en a reçu son nom, et d’attirer vos regards- vers le dernier temple qui termine •cette espèce de guirlande monumentale, c’est l’églisc Saint-Jean, ouvrage du quatorzième on du quinzième siècle. Ses tours ne le cèdent- guère en élé-