‹ Œuvres complètes d'Étienne Jouy ... avec des éclaircissements et des notes. Tome 1 27 Essais sur les moeurs. Tome 10 (volume 3)Chapitre 29 sur 40 · LE RETOUR · texte numérisé non relu

LE RETOUR

Sit paU> m «ptrum , jwmoyx aumla jmoentus.

ViM., 60015.

Que lea Jcaoct qmu t'accoainatM ra Invail , «t tlialMiaein h te comiimm 4e pM.

Les pluies d'autoiiiue m oot forcé de me renfei'^ merde nouveau dans ces prisons roulantes, où les cahotements et le bruit ne sont pas toujours ce quil y a de plus désagréable. Cette fois du moins le hasard m*a été favorable, la voiture était donce et les voya» fTcnis PII petit nombre. Parmi eux se trouvait un membre de la société pastorale d'Embrun, homuie profondément versé dans la connaissance des pro* cédés agricoles et de l'économie mrale, 11 m*a beaucoup parlé de M. Ladoucette. « C'est à lui, mWil dit, que nons devons le rétablissement des (;i miers de réserve et d'abondance, fondés par les anciens daiipliins, I /administration de ces (jrenicrs j)i<>te des {grains à ceux qui eu mauqueut, à couditiou qu*ib lui seront rendus après la moisson, avec un

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intérêt lé?;(M', mais suffisant jjour couvrir les dtjciiets et les frais de niantitention. Ces ^lablissements, négligés pendant la révolulion« n'existaient |ilus que dans un [>etit nombre de communes, M. Ladoucette en a fait revivre plus de trente. Un si charitable zèle a éveillé eeliii des administrateurs inférieurs; plusieurs niain-s, celui de Hibières entre autres, ont contribué, par des dons considérables en blé, à faire jouir leur commune de cette précieuse ressource; et tout porte à croire que de si bons exemples auront de nombreux imitateurs. Un de nos concitoyens, M. Barillon, avait fondé un prix pour I auteur du meilleur niénidii e sur la suppression des jachères; ce pri\ a été remporté [)ar M. Serres de la Rocbe, (]ui a indiqué dans quel ordre de culture les grains doivent se succéder, et les prairies artificielles remplacer les céréales. Les membres de la société d*agricnUure appuient le précepte par l'exemple; les heureux résultats qu*ils obtiennent ont plus d'efficacité que les exhortations les plus pressantes, que les raisonnements les plus convaincants. On avait beau dire à nos montagnards que le terrain le plus stérile en apparence n'avait besoin que d*étre arrosé pour devenir fertile, ils ne voyaient dans le projet d^établir un canal que ce qu il y avait de prochain, le travail et la dépense: les avantages quils en devaient retirer étaient, à leurs yeux, trop éloignés et ti'op incertains. M. Des-

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Ii< 1 hcvs, propriétaire et rtiltivalciir tlanîi le Val{;odcaiard, a lait circuler dos eaux sur un plateau compose de sable fin , de {galets , et de débris de monta(;nes prîtnUives; ces stériles ([rèvessont devenues en peu d*aniiée8 des plaines fertiles cpie chaque été voit couvrir de riches moissons.

« LV'ducatioii des vers à soie avait éiô. nép,li{i[ée; cette branche de l'industrie, pour hupielle le voisinage de Lyon offre de si avantageux débouches, a été ranimée dans le département des Hautes*Alpcs : elle iaisait autrefois la principale occupation des femmes de nos-vallées,

« Des pépinières de mûriers ont été formées- à Serres, à Trescleoiix, à Rihières, à llosans, et dans d'autres parties basses du département.

' . «Dans un pays on les hivers sont si rigoureux , et les communications si difficiles, la nature semble avoir voulu placer 'près de Thomme les choses les plus nécessaires à la vie; mais les frouverncmerits, institués eu apparence pour l'intérêt de tous, le sont trop souvent eu réalité (jue pour ravauta)je de quelques uns. Il existait, dans le déparieuieut des Hautes-Alpes, des fontaines saléesj le fisc les a fait combler, afin de procurer aux fermiers-généraux la vente de quelques minots de sel de plus. Il fallait^ pour que le faisan, le turbot ét Tananas des Antilles fussent servis sur la tahli: dr rjiu'Icpies courtisanes, interdire aux cuUivuteurâ du Daupiiiuc la faculté de

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