I0 . ' . AlN«0U,LÈ1«E
ruines, dù .château et à la petith nfaisou attbuauté
où sp, l'etrouvent iès célcbi;o8 ^lamandret'dcr ce
monarque. I*eut-être était-ce fà une petite maison
(lu quinztèule Siècle^ iyl'lidù de-délibes où. le roi ,
vaincu par‘CharW^^|iint, allaib o'ublief sa ho'nte
dans les bras dé âa mai tresse Où il trouva lamott.
. M. Metsan inc fit pabe^ fu Oiarehte,.et’tious
allâmes visiter là faineiise plaine de Jarnac, où se
donna , en • 1 567 , la bataille qfti •coûtà • Itf vie , an ' *
prirtee de Côndé.-'Clief.des protéUanjls, ce prince,'
di{;uc par son courhge de porter le grand ootn de'
(^ofidé., fut nié par la-plus lâche trafaisoq dont nn ,
assas'sin'sOiût.jainais avisé. LliistDtre flétrit de' cet
oppéobré Iq nOm de Montesquioù,-tC!apitaîné des
g'aiudes duJùc (fipqdu. Elle rapporte aiissi tpie-ce. '
•defniêr , -digao^fils de sa pière, i^t charger shr un/ '
âné.lè’ cotps' d.u^r&pd-capi(alue,ét l’examinà aveC
une atteôtiaDaniilutieUseoii la superstition se mêlait
saaj -cloote'à -la féi:6çité. 'Une pyramide' avait été
“ érigéq .*à;la pjaVe .où l’assassltiat avait été^qmnds;
' W'débrfs'dé ‘ce inoampeDt désirent lé lieU.À|iiJil
^'ôccilpéii. «Ne* drrùit^on paSj.mo faisait-. observer
.qàdQ guide,' ^uH y à. chez Hommes ûn ifistinct
■ fané de destruCtioit qui 's’exerce contre tes 'mooil-
ineiits euxqncmesr • . ■: *' .•
' 'lAprèsaÿoir térinhié cettè excursion, nonsrevin-
rrtès à Anigoulénie cctatiquer hqs premières obsef-
vationsi'M.'îlïérsâtt, 'auquel toute' eette coi^t'r'ée pst '
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. paifiiiteoieDt connue , S’entretint, des iiommçs. cé*
• libres qu’elle a produit^. MaigaeritèiifiFaiois, soeur d« F raiiçois I", dôit se placer à la téte>de cette liste ;
. elle était jolié , sage, spirituelle, ét-aknait à rire:
' se^contemporains lui doX rendu témqignpge sur les deux prpqiiers jsoints ; . ses^eSntes' uq peu libres 'attesteiit Içs deux autres qualités'. JBlle dSiiia le. jour à . cett^rÿine admirable', leanped'Albret , djigpe mère dn ba^eip' dcs^^.rqi» français. Qu ^qupçoniiA^ Mar- ^erite ^ Va|oi$dçdeulfpécb^: dlabprtidu péché d’héré^io; ensuite d’âvdîr aimé, le poète *Clëment Marot, ou de s'êlrp laissée aimer, paf Ipt,- ce qui ne çi’élonqèpaiipas dela pari de raüteor dès Cent nOuua//2s : dan's tous les^cas ,■ il y aurait compensation. MeUin 'de St^t-.Gelais , fils naturel de l’éVêtjue
• «<l’An^ou.lémè .Saint-Gelcps, a fait 'dès pt)^ies naïves
et-spirituelles<)iû ont ’eudu suéçès dan.s leuf temps , ct'jpie.i’pn pe'qt encore* Ijre a^cc ’plaiÿr. Il d.evint abbé du Reclus, aumônier et bibliotllécap'c du- roi*. .Conten^porain Bonsard et son rival, il e$saya dp npirc ’à'rauttair.'dn la FraiitHufle auprès d(i tqi at des-geps.dè la cour. Ronsard qui, 'avec' tous les déi fâuts dtmt iq muse est entachée', ne manquait pas d'une centaine, hauteur de caractère, se vengea de $aint-Oe|ais pa'r-des satinet , et lui pardonqa bientôt apr^. Saint-GelaSs , admiré de son-sjécle'^ reÇui de s«.é(éyes 'e.t dn.sçs admirateurs le sarhom ou le sobriquet d'Ovide fnwçais. Ca jugement a été' eassé
2?2 ■. .AI^epu4ÉHE.- . ■ • - .
par la postérité, qni q’a- laissé à.Mélkd d^.Saiot'i Gelais que le titre ass^s bpiiprablç.M asse;^ rare , au->eia|éine siècle f de versificateur élégant queb quefois harmonieux. .
• '•Balzac, qiÿ-ié prenper arrondit lapé^dp fr^iw paise , et que- 1’^ a irdç négligé après l’àvôtr trop cxaké, «aqnit à Angouléme en i5g4- -Ge meafhre de l'académie française, pltptégë par BichçlieQ.et le cardinal de bavalèttej a encore droit à. quelque estime. Perdre et dissiper bcaucQup-d'e^rit naturel,* l’employer à polir des phrases atissv prétentieuses ■ que vides (^’est en faire un jnauvaK'i^sage,- niais enfin, c’est pijouver-qu’otn q de .l’esprit. .Le pidtliç fut charmé du style de Balzaç.,Ces* toOrs- élégants, cette harmonie continue , ces phrases pléines et sor nores', durept charmer une nation qui n'ayaft guère de littératnre, et dont le goût naturel s’étaif dé^ battU'àousIejioid» de» codtrpvérsès tbéologl^â; et des ^errps de religrôn. Balzac eut, beaucoup de suecès.et heaucovp d’ennemis. Le moine Goulu l’attaqua én-dem gràs. volumes qiiff Balzac eut le .hpn seûs de mépriser, "ijqr la fin de sa yie^ il se retira dans sa vdle uàtâle,'' et consacra le reste de ses jours à laBlPP^smice. Les pauvres d’Augnnléine le nammàient leur pèà%.‘ il fonda Je prlji annuel de. deux . mille francs que L'pcadénüc française décerne pour. , un discourSLcn prose sur m sujet ,d6an^ Thomas, qui joignait tant d’éloqùènee à-iaut de pédaotime ,
. , angoui,è;me. ' , :;33'
a dit âeïJristipe de Balzac: >* tl y «•semé, à tra^ » ver^beaucôup de fautes de goût, des yécTlés^de ' i.« tôus les.lempsjet ,de tous les jiayi .^ç.y tronye
« I aniç d’un citoyen et le douceur de Ja v£itM , re- « levée quelquéfois jJaf l’expresdcfn Je Tacitjp* »*, .
VÉNÜ^'rtRIGtjüRDrNK.
Mnüs. PÉRIGOURDINK. . .
Il u'«»t pat de toile fkouUie qa*Ut nie te metteat ucertelle.'* , ^ - *
t* . • ^ *^0{iTij<}îri. ’
Nou« entrons (iai^s le Périgonl: « Est-il be^ln de faire reparaître devant vos yeux., meditM.'Mersan, les V islgotlfs {es F rancs , et les Romains ? .Y ous savez leurs exploits, et- leup'puis^nce sur cette .partie de la Ganle 'encAre sauvage. , Paiieroas-aous des j'ois (TÂt]uitaitie deja-racede Clovis et des duc%lcurs , snccOssc'urs , de Pépia-le-Bcef -qili l'gnleva au niai-, IreurenX Waiffte; enfin dos Pdrigoid (Tàlleyrand), si célébrés par leurs aïeux., plus' célébrés, par leur petit-fil^- Goqbsquée , eu par Charles VI,
.cette-.provi^ce fut Tapanagede Li6uis,>le second 'fils du mgnarqné. Elle fut successiveUient le patri-, 'moine (Iq la inaison dé PentHiévre' et de celle d'Albret , -psques montent où. Hénri IV la réunit à oDuroune. »• - • '
A peine descendus à i’iidtel de France' l'apberge'
• Digitizoo uy.Goo;d
• VÉnyS.PÉRIGOtJBIÏrKBi o35
ja.. plu§ fefiomtnée de Péfiçueiix, Fh^te 6<jhs
seiUa d’aller voir rqmpbithéàtfe, ]^ porte romaine,
•et les murs ruioés de Pélwoco'rie ,■ nom- d’une ville
dnttquç qui. s’éJtivait auprès de Périgueux,.notnn))|F
alors^^esutJH. S’il fallàit-eli croire’ le cpmteWlgrlû .
de Tai)lefer, antiquaire.èt notre conteiti^raiK , on.
^ pourrait découvrir dans cét- amphithéâtre les ves-
” tjges d’un temple drculâire^ -jadis i-cvêtu de marbre
et Qijitouré de colonnades ÿ plusieurs aqueducs, des
morceaux de séhjptnre, des. vases,. des médaillés,
etdésd^bris destatues.'liln libraire-, qui.se trouvait
^ 'etlors ^ez jnon jidte, et qui sans doute 'attebd' les
vo’yageucs au passage , nous offrit de nous vendre
KouVrage du comte , ou çés découverte^ magnifiques
sont repptoi^éès-. -lies ‘gros volumes me font peur, 'et
lès décçüveiftcs antiques et modernes nfe trouvent
sbuvent iucrédiile. M. Mer^ap,' doqt la foi; plûs
robuste, adoptait plus fac^eroena ces sonvénirs de .
grandeur, acheta le vsste nmgasin', d’érudition cfpe -
le libràirç périgoprdin tdi vendit assea cher. « 4’ai
fait uù fort bon’ marché* tue dit-il ensuite! L'e comte * * * * ■ ' • .
Wlgrin descend, des. prinçps de;Rérlgord : riep
n’est plus -rare qu’un fils de' prince qui fait. l’histoiTe >
-du pays même où .scs- pères- ont régné. Je crois .voir •
les . hérQiqiie» ancêtres 'du comte,' gem q'ui rie 's|- '
gnaient qu’avec leur gantelet trempé d’éneve, -jeter
des regards pleins j de CouraoOx sîir. ce- descendant
indigne^ qui ’dè-odble s'ost fait'jettré.’ » • '
2Î6 . VÉapS PÉRICOORDIWK.
Périgueint erf diïjsp en dénx •pdrtÎ9s!, réparées’ pur la roiite de Lÿou/ La 'vieille 61. ]alnouveIle yîllés w'yretroiivcnt comçie dans Ja plupart ^es chés mo- ^eru'é's. La plus .ancienuè^ 'nommep aujourd'lnil la Cité^ est sitüée dans ja plaine.. La 'yilld nonvelle, plus pittôresquD à-la-foisl'it 'irnenx bâtie,. î’éleve surJe flanc deJa‘collin^; iine pente Inégale, semée de jardins bizarres, va-^ terrniner à un^jplatean-qOi. sHmit au coteau, iitloiu de -la, vWfi draita de’î’üe/ c ’esfsut ce terrain- niontitcux que ‘fe nôu wau-Périt'ueux. ^t;Constrnit. Le coteau dont noiis parlonsv rempait'ifliiàelise et presque 'à pîp , setnblq prpté- ' .• {jer la ville qu'H domine.. ^ .* « *• ••
‘ Nous visitâmes la ^cathédrale seul môi^umént di^e de fixerl'attention des curieux. Gét édifice, eupiutôt cçùe ni^e de pierrés ,’ impose par l’étendue e^Ta hauteur de ses ‘cfiiuchsttMis. J 'observât la bizarre
consfractroU de son clemier carre, *qui w ternune par une coupole, appuyée aur une tnqltltudé 'de péfites ’colonpes deformes diveeses , -'assemblées au hasard qommé les arbres d’une forétï d’inégalité d« cett^'structnre , si (loignée dé.k>utes les léis arehitectnrales , produit, uil effet piquant qui ne manque pas de. grandeur, 'i .-r-
, L'hôtel' de la -préfecture m’affrit peur .curiosité princip^e ua Cabinet fort-ricbê'en'éèbâôtillôps mi-: néralogiquns. 'Catte çollectio6 ^renferm^',’ dit-on, tout ee quelle Périgord offre en Ce genrç d’espèces
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vÉTsus: pébIgodrdine. ^7
cUffécmtes et dejVariétlb pi^iêuses ; il n’eH poîiil ^ dê département qtûi^.sous Je ‘rapport de cttte richesÿ%f;éoIogiqué, l’ctlipqjte sqrcejui.de la Dordo- Quand je demandai le nom de rautein’ de cetter ■ coHcctiàA si ittilCj OQ me npinma d’abord M. le préfet',, auquel çét liQiïpeur était bien d A,. cai; il avait du moinVfourm lèlocalj puis.M. Brard, sâvaut mb-
• deste, qui diri((èart réxploitatioH des inineS deJiouiUe du pays. Déj^ ce nom jn.’êtait cdnnpjlet 'je résolus dbUer bieptét visiter les luanufactAres , er. pui-
• seé dans les. eoqvefsatidns . de cet bc>nin|| distingué^ les céanaissaQcès qùe.mapai'e^é avait négligées ou
. redoutées. Aiiu ^coUÿboratcMr de Feun^^
• Fond, le' uaturalist’eVlVt.Ilrard,' ingénieur de l^cole • des'mioe^, a composA'le Atanuel du minéraloffiAe et au géologue voyageur; un Traité de pierres pré-
, cieusés ; mxè Hisloiye des coquillqges terrestres et plu- *iiatile's qui,vivént ailx environs de /*nm,* -enfin, la Minéralogie appliguée'auas arts , ouvrage qüi-; à nos . yeu'x, constitue* son plus beau titre de gldire.' ■ • .
. ' Tesuna était le nom ancien de Périgucuje-, pt je .
ne vois qu|iine' Sorte dunalogje dans les 710ms qui* phisse aut«(riscr leVantiquaires à affimier'que Vénus. . était. la déesse adorée des Périgom’din’s; , Une tour ronde, immense, haute decent pieds, apassé longtemps pôuc4è tenrple de la déesse. Les*'mutailles de cet-édifice%nt plus dàine toise de large; poiiit'de , fcaiêtre,' ni de porte ^nulle formd archiTeçtufale ;
i38 VÉNUS PÉftltOÜRDIN'E.
rien qiA se.rappopte au’pLPlyt(x^isine, ni sur-tnittan c'nke de la mère des ahiQHrs. Jn^ie puis coyiparer^e inonument qu'au tombeau de Cecilia Metfila l'oq voit prèside Ibotne : U y a toilte apparence<^e •ce prétendu saiKftiaire ^de ia Vénus'périgourdine était simplemént un tombeau noniaiD.,
,M. Mersan , qui'tn'avait accoiùpagiié j|!u$qtie.là , m'nnnOnça qde des affaire^ urgentes Iç jbrÿt^ent de rester à'Périgucux; je né prévis p{is..$àn$ {)eiae-lé moment où j'allais me séparer 4e eet.'bôipmé aimable danÿ son austérité., cosmopoliteparla v'ok^té de son évêque', et ebç^qui je, crus yôir. revivre k sagesse et la bonté, naais aussi quelques uns^e» préjugés; de Ni?ole, le Socrete>de Pôrt-Royd. » . '
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■LES.TBOUBADaURS EtC.
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