‹ Œuvres complètes d'Étienne Jouy ... avec des éclaircissements et des notes. Tome 1 27 Essais sur les mœurs. Tome 8Chapitre 36 sur 79 · ET LES TRUFFES · texte numérisé non relu

ET LES TRUFFES

I " ‘ La nu^t oeniesr^Ter^iinie '

• * Srje ÉDÔafan i« Jiruiii'aibie. ••

Trad. tTun/^Uau du XII siieU.

U Ilfe faut, jpoii cher Ertnte, une ditTVÏ. Mefsaq, revenant une dernière fois à ses penÿéesdé fàtalisqie mystérieux ; ü'faiu se quitter ^ c’est une des cruelles nécessités. attachées à Ijbumaine^existentfe. N.os attachements qe se font sentir à nous que pour nous faire' regretter, quand nous les perdons^ la fragilité demotre bonheur. » 4e Tembrassai, en convenant dé la vérité' morale- de cette réfl6;don ; et. le. bon, janséniste ^e promit d< venir. me. visjter dans ma cellule .parisienne ,.plus tô^ peul-^tre que je ne IW pérais-3e me h&tai de partir est-dë m’éloigner|dli lieu où.j’ayais quitté un.bemme estimable, yictimè de la ruse «tsie l'activité de ces polypes de Loyôlu qiii nous enveloppent de toiUes parta Je. croyais, en

2/io- • LBS TROUbADrtüRS • ‘

pressant mon. départ, -faire diversion au regret bien

u^dturel (iu’il m<> causait. ■« Piiissiéz'-vtîùÿ, me dît-il au # . ^ • « * moment ou je lui fis'les.derniers adieux , trouver au

pays de P(iicûf,‘vers lequeKvpu^ vous.<lirig0Z,.>in

nouv'Ciia gÀiie qui foudroie ebcôrè |a cons^iratioh

'• pernianenté q'u’ou'fomentesanàcess&çontrelaver-

tu, les lois, et les rois. « ■

Je ^itis seul de Péripiçux par la' routé de Lyon, routequi, no'uvell^cnt ouverte, doit jeterldàns la contrée une activité indu^rlelle «t une .nouvelle prospérité. Le sol en.estniftuvais, et^s productions ont |>eu de valeur.- Un commeree ætif 'pent nétmT moins' communiquer à cé.Ue paétie,de la France la ' ’ricbésse rt la force qui Jiii manquent".

» Pok-je.'o«blier , en pài^ant du /’driÿorrf, su véri-, tKbleritÿliesse? Loi- qüé l'on-pnisé danj^les minVs est peut-être nn ntô)-^ moins puissant que la. truffe pacfiùnée, mpbile si actif dugôuveruembnt ministériel ■ de l’époque on j écris. Objet d’un knptortant'com- ■ mëtcéVla triiffe vOya'ge d’un 'bout de la France* à raiitré,'fait les lois, assure lip repos deS iKimstres, dérange les estomacs, acbéte lêsêonsciencés, aplanit les difâcultés parléme’ntaires. Si la truffe' Vënait à manquer, qUe deviendrait la France.? . •

. Vohaire a écrit éohtrê le^ transitions dans' l’art oratoire’; son esprit qui n’a pas eu de module ni d’égal, "alliait sans peine .lès idées les plus disparates: En contant la- gloire - chi- Périgord, il'néût '

.4* *•••. »-es>T«V*'F''S- 31} r

pOTnt fatf^CHTtëlde fo-itune qii'oirt

faite 'à (Terioinniée dont les trou-

w, badou périgônrdins joui 'da,.V- iehi- t^nps'

. . Am^ry f/e ^aüal, ^Amautd DaniU' M'h\ihév^c .-fÛr^t principalement célebres'çbWe »eW nom^f jbf^X riraux^^h^ vbroiùque..ir rapportai ^(pi’Ardaald Daniel Aiméi^ »e. ppWêi«at devant -fti* chaird-CÆnr^^de- l'don ' «n ' d^à‘ ppëô^e. lie 'roi' enferma c{i’acmid^denx poè^s danslinelchàiabre' séparée Ml'i’agîssjrit «on ^ mais deiüre vUe. J-es deux -chambres n’étaiçn pas a^z- éloignées poùr '^W plaçant d^ l’iinl'. ■dès d^nx, ojn ù.entéffdît pas, ce qur se passait' dans . ' Dftï^e^j -dont la Vervë était' app^éhi nient épmsée', soilicita vain'eanMt.saiîjuse. Il ri*avait rieii prodnit eiicpre.lorsq^pn’n^^^ nTettiu à'-

c^ntoé- le^; tén«d •quïI.^Vénait^dé' cotnposérj Jo'h donna . pâi' ocfte rmpnidetjee, î’ûccasibn de iouèç,' à iUmery de Sarlat l'qn' des tourrflds'pas sirfgnlteiÿ^

dont I- histoire lfitéiâiro’fsB^ ,l$fenjm^ ^ ■%

’ . Amenés iôm deùx^évant le pringe, ‘ü jenr ordonnp de réciter leur ouvrage, et Daniel-dcmaiidç U jwmlkîsion dé commencer! Il répète alori la chansorf-de .son 'JÎyal.» qù’H avait rêtenüe -tout ' entière. 'O'n pept^j'éger de la mrprise d’Auiiery et de 'TemWras- de Richard} tous deux -im man- quërcntpâs-de penser que le diable "gtait pourquoi- que cliose dans cette'àffaire. Eiifin Daniel avoua sa

Kbvitc rr protikce, T. viii.

a4» ■ TflOüIlAOOOnS • • 7

superclieiric'üt le roi.'qnt’iit bcaucoupdetèplafjiSt /

piii^entslç/ dfcux ^ronbadoüipJ^,

. . Lacunfc de Saiate-Vala^ ,.a>'i|nel j* cm^upte* ces; ;

détails', fct doni'.ie’parcpqrs, dans.jna- cbâfeé'de;. - • ' ■ • -Si'»»

p9»to,. Içs ttiëmoijws, plus curieux que bien eçnts .

' cite A^ocor^ Amaiiki de Martuillés^ troubado^p'de^^ , Rçrigorii. ■ AmourcuV d’Adelaide dç Duplat femme -de Roger II vicomte de Béziers^ il l'rouvâ dans la' persoaiied^^mari un rWtil dangereux» car ce rîvèl. l’-teit roi. Fpi^é dVcé^dr'*aV nibnarque de Castille,

'4g bel ‘Ai'ùauld pid MareuSlleS’.allayortor â Moptpcl- ^ lier sbn géVie\'*es cbànsdfis*,’^eitsqû amour malhep * i^x, L’histoiré ne dit pas| coiiunedt la femme du roi jàlbV^ '.supporta cette' absence^' ni le désesppi^’ du J^ube" amant b'e trouva paA à MbotpeUiçr .de$.cÔCTirs tendre*s et d’h’éureiises consolations]:.. • *

‘ •■‘-Je né lus pas -sans 'plaisir plujîéniy tUnsofas périgourdius , cités et^tra'duits par i’histo’éien'de la efie- 'valèriè dput j’al parlé pl^ Vhistoîrç de Bertrand de Born,. vlçdtotjé^d'nautéfond ' m’intéresse . vivement» Ce 'guqi ricr du' douzième'pléclé,' bon* poëte .politique kàbUcV employa .toutes lçs re.s- ,

, sources de' wn brouiilev les rois, de P rance

■ et d'Angleterre, à désnnir^HCBri P' çt ses enfants. £)u neVoit pas, dans toute jbiStoire, d’esprit plus remuant pi plus, bizarre.^ U a toujours à hî^mâln .l’épèc'.ot jâ lyre. L’enthousiasme do. la gimrre et l’ardeur de l’àiiionr animent le» vers- de cet homme

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• ■. • ■- i > . KT'^S •TRLr'FKS. ' • . , *4^ '

■• par.an.siiigulier contrast«‘,*s« trouvait iiièlK à tottlte Jès iutriyues tle son ictiips/ ''.'•■J'. . ■ "■

w Bertrand doltprii, son fils, inouïs relobr*' que smi •' père* fut plus paisible dans’ses'penchaots et dans^'

• -, Ses gpflts. F.lias Gairels yqui d orfèvresefitjon((li;iir',

, jct que la licence de ses satires ëloigu’a do laVour des ' 'grands et priva d’une partie de sa gloire;. Elias Toiisalcla de Bergerac,. Wode’' de Carlos^ Guillaume de ’ Tour , qui garda' 'près de lui Ic^cadayiy; d’une femme qu il avait aimée , et ne vmdut point se siiparer. du cercueil <pii le réiiferniait ;' Pierre ‘de Basî- , . ççaÇ',* Pierre de. Bergerac ,■ Sail de Scola", n ont misse que quelques fragments ^.satiriques, *011' amoureux'. .Giraud de Borneil, dont*.1eban dp Meiing a' imité ■

; . plusieurs Vers, entre antres cC distit[uc, d’tiho^sènsi- . bilité cliarniaiïf c ,

La Biorfne me graverait nie Si je mqurais ès bras ' m’amie

' a remporté, au treizième stècléj la'palmq poétique parmi les. troubadours .du Pç^dgqrd. .. » ' ' •

Un poète aussi véhément qdç le premier des-de Bom a vu le jour à'PéViguéiix, eu 1676 c’est La- • ^raii^e-ChfmceL Imitateur de, Baciue'dans ÿes tra* gédies , et d'Arebuoque dans.ses satires , rien n’égale

} bans' les bras, >

^ De mon ■

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>44*,v.' • -ïJEs'xBouBADo^vrrfi.- : *"A: '* ,*

■. la'pâleiii'et'la 'faibleisc "flçs pretniàrçs, ^r^^'n’çst ‘

l'amétliiirie et la viFulence des secondes. U â pronVjç" ,• *•

<[ue l’âcreté/.et' l’eiiipqctement.‘i^e.suffi8eiit* -pas •

pon'r flétrir dau.s la postérité le nom dè* celui qù'oa *

accuse. On néfjdue'pltis SQs'inoceàj t{ui ont cp^elqùe '

' tenpps jôÎM d’on? célébrité ^ue à'ia ^érilité’' de la..

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