KT LES VILAINS
Auvergnats l’ancien caractère gaulois. Leur position centrale les a protégés à-la-fois contre les armes ennemies et les révolutions des mœurs. La superstition , la rusticité, l’ignorance, sont les défauts les plus communs des habitants de ce pays ; la probité , le travail, et la bonne foi, sont des vertus héréditaires dont ils peuvent justement se vanter.
U L’histoire spéciale de l’Auvergne diffère peu de celle des autres nations gauloises. Lucain fait mention de l’orgueilleuse prétention des Auvergnats, cpii se disaient issus des Troyens, et par conséquent frères des Romains.
Arvemique misi Latio se dlcere fratres Sanguine ab iiiaco.
Leur roi Bituitus, dont le territoire s’étendait de Narbonne à Marseille , et des Pyrénées au Rhin , s’unit aux Allobroges pour résister aux armées romaines. Battu par Ænobarbus, exilé à Albe avec son fils , il y mourut sans revoir la Gaule. César eut à combattre le fils, aussi vaillant que son père, et dont l’bistoirc a couronné le nom héroïque. Vercingétorix força César à capituler dans Alexia. Sans suivre la province auverfjnate à travers ces révolutions communes à tous les peuples de la Gaule, j’arrive à l’année 929 , où l’Auvergne devint vassale des ducs d’Aquitaine. Portée dans la maison de
ErMITC en province, T. VIII. 31
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Bourgogne par le mariage de Jeanne, comtesse d’Auvergne, avec Philippe, comte deNcvers, elle passa eu i4-^7 suzeraineté de la maison de
Latour, fut léguée aux Médicis par le testament d'Anne en i524, et rapportée à la couronne par Catherine de Médicis.
U Bernard, dont la terrible voix lança contre l’Orient effrayé tant de brigands chargés d’écussons et de croix, prêcha la première croisade à Clermont. Ce fnt un bonheur pour l’Auvergne, qui gémis.sait depuis si long-temps sous le joug terrible des seigneurs. On ne peut se faire aucune idée de la férocité de ces monstres qui du dixième au dix -septième siècle couvrirent de sang les vallées de l’Auvergne. Louis XIV fut obligé d’envoyer, en 1666 , des commissaires chargés de tenir les grands jours à Clermont, pour imposer un frein au délire de meurtres et de rapines qui s’était emparé des barons auvergnats. Toute cette noblesse se sentait si coupable quelle prit la fuite : on ne lit pas sans effroi le récit que Fléchier nous a laissé des informations et des travaux de cette cour prev6tale.
Un gentilhomme , sans éclat du côté de la nai.ssance, croyait, dit Fléchier, prouver l’antiquité de sa noblesse, et sui^tout son excellence, en se souillant d'borribles forfaits.
» Il se trouvait dans le procès d'un autre une