‹ Œuvres complètes d'Étienne Jouy ... avec des éclaircissements et des notes. Tome 1 27 La morale appliquée à la politiqueChapitre 155 sur 318 · UES SUPPLICES · texte numérisé non relu

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la force , cette inconcevable résignation de la faiblesse. Ils prêchent la révolte , disent les bourreaux ; nos pères souffraient bieu ces choses sans se plaindre, disent les victimes.

Chez les Assyriens, la famille entière d’un condamné subissait le même supplice que lui. Ou faisait mourir les enfants eu présence de leur père : parmi nous on a vu tonte une classe de citoyens livrée aux bourreaux, et des peuples mis hors la loi.

Il le faut avouer, l'homme dégradé par le pouvoir et la servitude est de tous les animaux le plus stupide, le plus lâche, et le plus cruel.

» Dans un état , les peines , plus ou moins cruelles, * dit Montesquieu , 11e font pas que l’on obéisse plus "aux lois.» Dans les pays où les châtiments sont modérés, on les craint comme dans ceux où ils sont atroces et tyranniques. Il est prouvé, par le petit nombre de législations philanthropiques et de princes philosophes qui ont paru sur la terre, que la douceur des peiues amène celle des mœurs , et diminue le nombre des délits. Zaleucus , législateur deLocres, porta ces lois conservatrices des mœurs: « Une femme libre ne pourra se faire accompagner « par plus d’une suivante , à moins quelle ne soit « ivre ; nulle femme 11e pourra sortir de la ville la « nuit , â moins que ce ne soit pour un rendez-vous “ de galanterie ; les courtisanes seules auront le droit » de porter des habits brodés et des ornements d'or ;

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