CHAPITRE PREMIER
Observations préliminaires.
Montesquieu n’a considéré les religions que sous le rapport du bien que l’on en tire dans Ietat civil ; moi , je ne les examine que dans leur rapport avec la morale. Des hommes qui se sont arrogé le droit de commander la croyance, pour se débarrasser du soin de convaincre, n’hésiteront pas à déclarer qu’une telle recherche est dangereuse. Mais à qui, mais dans quelles circonstances la morale peut-elle être nuisible?
La vraie religion, c’est-à-dire l’Evangile, étant le code le plus complet de la morale universelle , si mes opinions diffèrent souvent de celles des théologiens, elles seront toujours d’accord avec les maximes de ce livre divin.
Le plus terrible des théologiens de l’église mahométane,cct Omar, qui argumentait avec le sabre, a dit : « Tout ce qui est vrai est dans le Coran ; donc tout ce qui n’est pas dans le Coran est erreur et