‹ Œuvres complètes d'Étienne Jouy ... avec des éclaircissements et des notes. Tome 1 27 La morale appliquée à la politiqueChapitre 218 sur 318 · DE LA MENDICITÉ · texte numérisé non relu

DE LA MENDICITÉ

ment détruite dans toute l’étendue de ce département.

Dans le plan que cet habile administrateur s’était proposé, et dont le succès surpassa ses espérances, il était parti du principe que l’humanité a ses droits avant tout ; que ces droits imposent à la société l’obligation d’accorder secours et protection à l’indigence honnête; mais qu’en même temps la morale publique exige que l’on sévisse contre la mendicité lorsqu'elle n’a plus d’excuse.

Ces réflexions préliminaires le conduisirent à partager les mendiants en trois classes:

i° Ceux qui, pouvant travailler, mendient faute d’ouvrage ;

2° Ceux que l âge ou les infirmités mettent dans l’impossibilité de pourvoir par le travail à leur existence;

3° Ceux enfin qui mendient par fainéantise avec la faculté et les moyens de travailler pour vivre.

Les moyens à prendre pour éteindre la mendicité ii 'étaient plus que les conséquences à déduire de cette classification.

Ouvrir des ateliers publics pour les mendiants de la première classe ; des asiles pour ceux de la seconde ; des maisons de réclusion pour les autres.

C’est par l’exécution de pareilles mesures, mises en œuvre par un magistrat dont la volonté persévérante et le dévouement au bien public ne se sont

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