CHAPITRE III
Anciens impôts; de la perception et du recouvrement.
Dans l’ancien régime le peuple était surchargé d’impôts; la taille, le laillon, l'industrie, la capitation , la dime, la corvée, enlevaient aux riches plébéiens le superflu, fruit d'une honorable industrie, et aux pauvres le nécessaire que letat doit à tous ses membres. Mais quelque onéreuses que fussent les taxes publiques, la manière de les recouvrer les rendait mille fois plus intolérables. En affermant à une
c’est-à-dire les impôts sur le sel et sur les boissons, le gouvernement avait fait de ce mode de perception une source de misère et de désespoir pour les contribuables: je ne résiste pas à citer le passage suivant, que j’extrais d'un mémoire judiciaire publié en 1783.
« Le tissu des manoeuvres de cette régie (des aides) est un labyrinthe inextricable. Elle établit une perquisition continuelle dans les caves des particuliers, d’où vient à ses commis le nom de rats de cave, sous lequel la haine et le mépris public les poursuivent.
u Elle fixe à chacun la dose de vin qu’il doit boire