‹ Œuvres complètes d'Étienne Jouy ... avec des éclaircissements et des notes. Tome 1 27 La morale appliquée à la politiqueChapitre 257 sur 318 · DU PROGRES DES LUMIÈRES · texte numérisé non relu

DU PROGRES DES LUMIÈRES

mais au peuple; dont les chrétiens, qu’il méprisait, se vengèrent en exagérant, peut-être même en calomniant ses faiblesses; Adrien cultivait tous les genres de littérature, et fit, pendant vingt ans, le bonheur des Romains.

Antonin, qui mérita de donner son nom à six empereurs, joignit au cœur le plus généreux, à lame la plus ferme, l’esprit le plus cultivé. Il fut, dit un écrivain, le meilleur écolier et le meilleur prince de son temps.

Marc Auréle, digne de l'adoption d'un tel père, ne lui fut inférieur ni dans l’art de gouverner, ni en grandeur d ame, et le surpassa peut-être en sagesse. Marc Auréle fut surnommé le Philosophe, titre d’honneur qu’il préférait à celui de maître de la terre. Les monarques de nos jours sont plus dédaigneux; aucun d’eux n’accepterait le surnom d’ami de la sagesse ; et c’est un outrage, il est vrai, qu’on ne pensera jamais à leur faire.

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