DES FEMMES PENDANT LES GUERRES CIVILES
C’est à trois femmes que Charles VII dut la conservation de sa couronne; son épouse, fille de Louis II de Navarre, affermit. son trône; sa maîtresse, Agnès Sorel, le rendit à l’honneur, et Jeanne d’Arc sauva la France.
Parlerai-je de Jeanne Hachette qui sauva Beauvais?
De la fameuse Anne de Bretagne, dont Brantôme a dit : « Tout le peuple de France ne peut se saouler « de la pleurer? »
De cette Marguerite d'Orléans, non moins célèbre par ses grâces que par sa bonté, et son amour pour la science?
De cette reine de Navarre , mère de Henri IV, dont d'Aubigné a fait ce magnifique éloge : « Esprit « puissant aux grandes affaires , cœur invincible aux « grandes adversités ? «
Après avoir omis de parler des régnes exécrables de Charles IX, de Henri III , et de la ligue, dont l’horreur doit être imputée en partie à des femmes étrangères, jetons un coup d’œil sur la Fronde, où la galanterie vint du moins couvrir le ridicule, et la frivolité tempérer la révolte.
Les femmes rendirent plaisant ce qui, sans elles, eût été atroce. La duchesse de Montbazon recevait du maréchal d’Ocquincourt un billet conçu en ces termes: Péronnc est la belle des belles. Tout le monde connaît les vers emphatiques de la Boche-