QUATRIÈME VISITE
Les tableaux de scènes intérieures sont nombreux ; j’en ai sans doute oublie plusieurs qui concourent à l'éclat de cette exposition; mais il en est un sur Ic- <|uel je ne me pardonnerais pas de (jarder le silence : il y a des noms qui recommandent des ouvrafjes et <|ui sont déjà une sorte de garantie de leur mérite. M. Ducis, pour qui les sujets de chevalerie semblent avoir un attrait particulier, n’en pouvait eboisir un plus heureux que celui de François T’ armé chevalier par Bayard : dans son ensemble, cette composition a bien la couleur du temps; l’action principale est habilement détachée, et les groupes distribués avec art. La figure du roi est noblement posée ; peut-être, dans celle de Bayard, où l’on voit bien le chevalier sans reproche , ne voit-on pas assez le chevalier sans peur. Ce tableau est d’un effet agréable : la couleur en est brillante , et les détails pleins de goût et do vérité.
— Il y a dans la peinture, comme dans la nature, me dit mon guide, des produits qui servent pour ainsi dire de transition d’une espece, d’un genre à un autre, ou qui jiarticipcnt de tous à-la-fois; tel
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est, eutre plusieurs tableaux, celui de M. Hersent représentant Louis Xf^J distribuant des bienfaits aux pauvres pendant le rigoureux hiver de 1788. On peut le considérer par rapport au sujet, c’est une seine familière; par rapport au style, c’est uii tableau (fhistoire; par rapport au lieu où se passe- l’action, c’est un paysage.
U On ne saurait dire trop de bien de ce tableau continua Léonard en s’asseyant en face , après l’avoir examiné long-temps; il n’y a point là de manière d’école, et ce serait en vain (ju’on voudrait deviner le maitre de cet artiste. Ce tableau présentait de grandes difficultés; presque toutes ont été habilement vaincues. La palette n'offre pas de couleurs vraiment lumincu.scs; il y a par conséquent des effets de luuiièn; qu’il est impossible de peindre, et parmi ceux qui ne dépa.sscnt pas les bornes de l’art, on ne réussit à les rendre que par de fortes oppositions; ce moyen ne pouvait être employé dans un effet de neige; le peintre s’est donc vu forcé de chercher ses contra.stes dans les couleurs locales de ses figures : marche inverse de celle (jue l’on suit ordinairement dans notre école. Il faut encore louer l’artiste de ce qu’il n’a point affecté cette manière large, ou plutdt expéditive, au moyen de laquelle on vise à rendre beaucoup de choses d’un seul coup de bros.se : ici , tous les détails sont non seulement indiqués , mais rendus ; toutes les figures sont non
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sculeiiiuut étudiées, niais finies: je u’ai d'objection que contre ces bas de soie, et ces étoffes de couleurs si fraîches, dont le peintre a jiif;é à propos d'bubiller le roi, dans une promenade du matin au milieu de la nei{;e; et contre les costumes qui, sans en excepter celui du vieil invalide , ne sont jias exactement de la date du sujet : l’auteur m’entend.
Le joli tableau de Daphuis et Chiné, du meme maître , ne mérite pas moins d’élojres ; ou y retrouve toutes les grâces, toute la naïveté de l’auteur grec où M. Hersent a puisé son sujet : l’exprc.ssiou de la figure des jeunes bergers est parfaite, et c’est la première partie de la peinture.
Il est sui^tout un genre d’expression qui semble être plus particulièrement une révélation du génie, pareeque l’artiste n’en peut trouver le type que dans .sou imagination exaltée par ses souvenirs.
Un peintre peut avoir eu le bonheur de rencontrer un modèle vivant aussi parfaitement beau que la Didon de M. Guérin; mais s’il a vu sur cette figure divine l’expression ravissante qu’on y admire, c’est qu’il l’avait fait naître, et sans doute alors il avait mieux à faire que de la peindre.
L'Israélite à la fontaine, de mademoiselle Brucy, d’une couleur moins transparente que le tableau de Daphnis et Cliloé, peut-être aussi d’un dessin moins correct, mérite cependant d’être cité comme une
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compositiou très gracieuse, et qui annonce clans son auteur un talent formé par de bonnes études.
Au premier rang des paysages de cette exposition (où l’on doit placer le Paysage historique de M. Watelet, la Cour intérieure du château de fVuJlens de M. de Turpin; une Forêt de M. Berlin, où des pasteurs font des offrandes au dieu Pan), je remarque un tableau de M. Barrigue de Fontainieu, représentant une Vue de la ville de la Cava dans le royaume de Aaples: ciel , arbres, montagnes, tout y est rendu avec uu rare talent.
La Vallée de Ronciglione , de M. Bidault, offre un très beau paysage parfaitement composé: les arbres y sont toutefois moins bien étudiés que les montagnes, dont les teintes dégradent avec beaucoup d'art jusqu’au dernier plan. On doit à M. Demarne une Foire, un Clair de lune, et des Pâtres portant leur père. Ces diverses compositions rappellent le talent dont leur auteiu* a tant de fois donné des preuves.
Des deux tableaux que M. Dunoui a faits pour Trianon, la Vue de Naples prise auprès du Capo-di- Monte me semble de beaucoup le meilleur: les figures qui animent ce paysage, et principalement ce villageois jouant de la zampogna devant une madone, sont touchées avec beaucoup d’esprit.
.T’ai remarqué aussi une autre Vue de Genesano, de M. Ronmy, où U a placé une procession de péni-
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lents noil's et blancs portant une jeune fille en terre. La composition de ce tableau est bien entendue, et chacpie figure s’y trouve parfaitement en scène; la lumière y est divisée avec art ; le ciel et les fonds en sont sur-tout largement peints.
I^a Première nciijc d’automne aux environs de Gand, par M. César Vanloo, est d’un liQnimc <jui a beaucoup étudié sur la nature les effets de neige; il paraît s’étre particulièrement adonné à ce genre de tableaux dans lequel il a constamment réussi. — Celui-ci me semble néanmoins pécher par quelques détails; la fumée a l’air de tomber dans cette cheuiiuéc au lieu d'en sortir.
La Pue de la place et de [église de Pantin le jour de la Fête-Dieu; la Prière pendant l'orage (dont l’idée est empruntée , je crois , à Beruardiu-de-Saintl’ierre), fout honneur au pinceau léger et gracieux de M. Bouhot.
— Vous oublier de signaler à l’attention des amateurs une charmante composition de M. Seyfert, qui pourrait leur échapper par la petitesse de son cadre. C’est une Fue prise entre Géménos et la Sainte- Heaume. Ce petit chef-d’œuvre se trouve au milieu de la première galerie à peu de distance du portrait de la sœur Marthe , que j’aimerais encore mieux dépouillée de toutes les décorations mondaines dont elle est couverte.
— Voilà vingt fois que vous passez devant ce pay-
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sajje, me dit Léonard, en me montrant la Cascade de Tandon dans les Foscjes, sans faire attention à ce tableau qui mérite cependant une mention toute particulière. — C’est que je n’y vois rien que des arbres trop sombres, des rochers trop noirs et des eaux trop blanches. — Regardez mieux, et vous vendez la nature, la nature prise sur le fait par un jeune homme qui n’a jamais eu d’autre maître, qui a souvent passé la nuit sous ces arbres, sur ces rochers dont il vous offre l’image , et qui a peint son tableau sur la toile de son matelas. M. Dutac (c'est le nom de l’auteur de ce paysage) débute par un coup d'essai prodigieux. — Je crois vous donner une preuve de ma sagacité en vous disant qu’au premier aspect de ce tableau j’avais deviné que l’auteur était jeune, qu'il n’était jamais entré dans un atelier, qu’il avait vécu jusqu’ici dans les montagnes, et qu’il était né avec l’instinct de la peinture. — Et moi je vois là le germe d’un talent original qui se fraie une route nouvelle où chaque pas lui prépare un succès. 1)1. Dutac possède tout ce que la nature donne ; il lui manque ce qui constitue l’art, le secret de ces combinaisons savantes qui, sans dénaturer les objets, les présentent sous le jour le plus avantageux, en altérant quelquefois la vérité au profit de la vraisemblance, fl ne sait pas encore détacher les masses, choisir les effets les plus favorables à l’illusion , et se méfier d’une fidélité trop scrupuleuse ; les rochers du mi-
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lieu desquels sa cascade se précipite sont fatigants d’uniformité; je suis sftr qu’ils sont tels qu’il les a pcints;inais plus variés, ils plairaient davantage; les eaux ne sont pas ou du moins ne paraissent pas naturelles; je ne vois, dans toute leur étendue, qu’une trace d’écume; et pour peu qu’on ait observé la nature, on a pu remarquer qu’une masse d’eau, à l’endroit où commeuce sa chute, est transparente, et ([u’ell e se détache en ruban de cristal. — Je sais bien, moi qui ai passé quelques mois dans les Vosges, à lapinai et à Gérarmer, moi qni l’ai vue cette cascade de Tandon ; je sais, dis-je , que le peintre a quelques bonnes raisons à donner de tout ce qu’il a fait : je sais que le torrent qu’il nous représente a déjà fait une chute de vingt pieds avant d’arriver aux rochers du haut desquels il.se précipite dans le tableau; que les eaux doivent conséquemment en tomber écumantes par l’effet du premier choc qu’elles ont reçu ; mais les yeux ne jugent que ce qu’ils voient, et c’est sur-tout en peinture que la vérité n'admet point de commentaires. Au demeurant (|ue M. Dutac continue à peindre en plein air; qu'il n’étudie que pour apprendre à bien voir; qu’il voyage pour comparer la nature à elle-même, pour s’initier à ses secrets, pour la saisir sous toutes les formes, et nous le verrons dans quelques années, j’oserais eu répondre, au premier rang des paysagistes.
En continuant notre revue dans la grande galerie,
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nous nous arrêtâmes devant l'Incendie de Moscou. Ce tableau est d’un grand effet j la fumée rougeâtre dont la ville est couverte, éclaire cette scène effrayante du jour qui lui convient ; les progrès des flammes au milieu des nioniiiueuts qu’elles dévorent, produisent le degré d’illusion où la peinture peut atteindre dans un genre où l'imitation restera toujours si loin de la vérité. — A quelques égards, l’auteur pouvait en approcher de plus près; la réverbération du feu n’est pas assez sensible,, particulièrement sur l’eau ; le ton general devrait en être plus rouge, et les reflets beaucoup plus vifs. Remarquez encore que la foule qui sc précipite vers la rivière paraît y tourner le dos: il est vrai que sans cela nous ne verrions pas de visages.
Louis XV répondit au peintre Latour qui lui parlait du mauvais état de notre marine: // nous reste Vemet. Nous n’en pouvons pas dire autant aujourd’hui. Nous ne sommes guère plus riches en marine qu’en marines. Les Vemet, les Ilue attendent encore des successeurs. .î’ai le droit d’être difficile .sur ce genre de tableaux ; aussi n’en citerai-je que deux , l'Intérieur d'un port d’Italie (effet de brouillard) que je trouve d’une vérité parfaite, et le Départ d’Angletene de S. A. R. le duc de Berri sur la frégate l’ Eurotas, où je ne trouve à reprendre, en ma qualité de marin, que dans la disposition des voiles du cutter.
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Il est à rejjrettcr f|uc M. Vandaël n’ait exposé «pruu Tahtaaii de /leurs; il est vrai qtic ce tableau est un chef-d’œuvre. Je témoignais tout haut mon admiration, et je défiais liéonard d’y trouver quelque chose à critiquer, lorsqu’un petit vieillard, en habit noir, qui le regardait avec une loupe de naturaliste, nous fit remarquer que le peintre avait fait éclore ensemble des papillons et des fleurs de saisons différentes , et qui ne pouvaient se rencontrer que dans son tableau. liéonard sourit en me regardant, et ne répondit rien.
Les portraits, à chaque exposition, deviennent plus nombreux. Je ne devine pas le plaisir que tant de gens peuvent trouver à se faire rire au nez. Le principal mérite de ce genre d’ouvrage , c’est la ressemblance, et trop souvent cette ressemblance est un défaut aux yeux du public, qui n’attaebe pas le moindre ])rix à savoir que M. tel a une face à la Gibbon, dont le plus vilain petit nez du monde n’occupe pas tout-à-fait le milieu; que madame telle a une longue figure niaise, deux gros yeux bleus et le teint coupero.sé. Tout cela peut être fort agréable pour leurs parents, pour leurs amis; mais pourquoi imposer l’obligation de les voir à des gens qui n’y sont pas foreés?
— Je n’ai qu’un mot sérieux à répondre à cette plaisanterie: à toutes les époques de l’art, les pein-
très de portraits les plus renommés ont été en même temps les peintres d’histoire les pins célébrés; témoins Zen.ris, Àpelles, et, après la renaissance des arts, Léonard de Vinci, Raphaël, Titien, Rubens, et Vandych. De nos jours encore, c’est parmi nos grands peintres d’histoire qu’il faut chercher nos meilleurs peintres de portraits : d’où je conclus que cette partie de l’art, dont on s’est avisé défaire un genre à part, n’aurait pas dû être détachée de Vhistoire, dont elle suppose les deux qualités principales, le caractère et l'expression. Le développement de cette pensée nous mènerait trop loin. Revenons à l’examen des portraits historiques, nous aurons plus tôt fait.
Après les deux portraits de M. Gérard (celui de Monsieur et de S. A. te duc d’Orléans, dont le dernier est, comme vous l’avez fort bien observé, le chef-d’œuvre de l’art), le portrait de M. de Forbin, par M. Paulin Guérin, est celui que l’on remarque avec le plus de plaisir : la ressemblance est parfaite, la couleur vraie , et la pose naturelle. M. Counis l’a reproduit sur l’émail d’une manière digne d’éloge.
— Regardez un peu plus loin cette tête de femme, vous devez en être content. La manière de M. Granger me paraît être celle de Raphaël et de Léonard de Vinci. — J’aime beaucoup ce portrait qui rappelle effectivement la manière de ces deux
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iiiaîlres; mais je vous monirerai un jiorlrnil tf/ionimc du meme auteur qui joint au mérite du meme /ini une couleur plus riche et plus vraie.
Vous vou.s souvenez d’avoir vu à Amsterdam deux magnifiques portraits de Vandcrhelst; vous les avez trouvés supérieurs à Vandych, et ils le sont effectivement; mais aucun artiste du siècle dernier n’en serait convenu. Sans établir des rapports plus immédiats, je me borne à féliciter M. Oranger de conserver cette méthode positive du plus beau temps de la peinture; je vois avec plaisir que nous aurons une école de plus où l’on pourra apprendre à fond un art dont on commence à négliger les principes.
M. Oranger n’a pas été aussi heureux dans son tableau d'//poUon et Cjpnrissc, lequel offre pourtant quelques détails de la plus grande beauté. Je suis fiiebé qu’il n’ait imité que la coiffure de la tête de l’Apollon antique : c’eût été un beau problème à résoudre que d’en reproduire les traits modifiés par l’expression de la douleur. Quoi qu’il en soit, ce peintre mérite d’autant plus d’encouragement, que son talent concourt à faire contre-poids aux artistes à talent deffet, qui séduisent davantage notre jeunesse; ce qui peut, si l’on n’y prend garde, amener une nouvelle décadence.
Ce n’est pas seulement dans le genre de la miniature, où il n’a point de rival en Europe, c’est dans
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SCS dessins , dont il a crée l’art , qu’il faut admirer M. Isabey ; son Congrès de Vienne est un cbefd'œuvre, dont le moindre mérite est la ressemblance parfaite des portraits des’illustres personnages qui siégeaient dans cette assemblée.
Vous m’avez assuré, dis-je à Léonard, que s’il y avait moins de beaux tableaux dans cette exposition que dans les précédentes, par compensation il y avait aussi moins de croûtes (qu’on me passe ce terme populaire, il est tecbnique); mais sans disputer sur la quantité, permettez-moi de croire qu’il n’est jamais entré de plus mauvais tableaux dans cette enceinte , que ceux dont j’ai pris note , et de la vue desquels je veux vous donner le plaisir.
Connai.sscz-vous , par exemple , quelque chose de plus ridicule que cette Hélène et ce Paris? de quelle enseigne à bière a-t-on détaché un pareil tableau , pour l’exposer au Salon? Regardez le berger phrygien, qui pince ou plutôt qui égratigne sa lyre avec des doigts dont les ongles sont en dessous ; examinez cette Hélène au teint écailleux et safrané, et ditesmoi si vous avez jamais vu un couple d’amants aussi ignobles?
Maintenant regardez, si vous pouvez, sans rire, ce serpent f ne mène en tesse ce bon évêque ! La mauvaise plaisanterie en peinture a-t-elle jamais été portée à ce point-là ? c’est un miracle que l’artiste a voulu peindre; mais il v a tant de miracles! pour-
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quoi en choisir un que les jongleurs indiens renouvellent tous les jours? il paraît même plus difficile de faire danser une sarabande à des serpents en colère, comme font ces derniers, que d’en conduire un seul en bride, qui paraît d’ailleurs d’un naturel tout-à-fait débonnaire; rien de moins rétif que ce pauvre animal ; il semble vouloir s’écarter du bord de la mer, mais d’un coup de langue son maître le remet sur la voie, et le pauvre reptile va se noyer avec une résignation tout-à-fait édifiante.
— La disposition de ce tableaa n’est point heureuse, j’en conviens, mais l’exécution n’en est pas sans quelque mérite , et si cette tête d’évêque n’était pas à peu de chose près copiée, on pourrait y trouver un juste sujet d’éloge.
Pour trouver réunis dans un même tableau l’incorrection du dessin, la pauvreté de la couleur, l’absurdité de la composition , et le triomphe du mauvais goût, il ne faut que jeter les yeux sur cette Prestation de serment des habitants de Lille. Entre ce tableau et la Didon, combien de siècles y a-t-il?... — L'éternité...
Il est quatre heures, messieurs, on va fermer!!...
— Le maudit suisse ! nous ne verrons pas aujourd’hui le salon de sculpture... — Nous nous y retrouverons mercredi. — Je vous attends, à une heure, auprès à!Ajax.
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