DIALOGUE
ENTRE UNE FEMME SENSIBLE ET UN JEUNE IMPERTINENT Al R : Tai vu par-tout dans mes itayagel.
LA DAME
lié quoi, monsieur! vous introduire A cette heure dans mon boudoir!
Quel dessein a pu vous conduire?
LE JEUNE HOMME
Demandez à votre miroir.
Ah! si la raison me condamne,
Que l'amour dicte mon arrêt.
la dame , fièrement.
Sortez!
LE JEUNE HOMME
G’est le mot de Roxane ; Mais suis-je donc un ISajazet.
LA DAME , d’un ton un peu moins sévère.
J'admire votre impertinence;
Je vous -connais depuis un jour.
Et vous osez, quelle insolence!
A minuit ine parler d’amour.
* En achetant un bonheur du jour, de haatard, j’ai trouve ec dialogue dan» un tiroir teerrt.
LE JEUNE HOMME
Autant que moi, dans cette affaire,
Madame, on pourrait vous blâmer.
Quand vous vous hâtez de ine plaire Je me hâte de vous aimer.
LA DAME ,frappée de la justesse île ce raisonnement. Cet aveu si prompt et si leste ,
Je veux bien vous le pardonner....
Mais sut'-tout, monsieur, point de geste,
Ou sur-le-champ je vais sonner.
Encore.... c’est par trop d’audace,
Pour le coup je dois me fâcher.
LE jeune homme, à ses pieds.
Ah! par vos genoux que j’embrasse,
Elvire, laissez-vous toucher.
la dame, profondément émue d’une action si touchante. Que je m’en veux d’être sensible !
Vous me trompez assurément.
le jeune homme, s’asseyant auprès d’elle.
Jugez vous-même; est-il possible De montrer plus de sentiment?
LA DAME, tout à fait convaincue.
En vain la sagesse alarmée M’offre son fragile soutien ;
Oui, je le sens.... je suis aimée:
Je trouve un cœur digne du mien.
(Nous supprimons ici deux couplcu en monosyllabes, qui nool ni rime ni raison. )
• LA DAME
Que votre éloquence est aimable!
Le cœur ne peut s’en garantir.
le jeose homme, d'une voix altérée.
Je ne suis point intarissable;
L’entretien commence à languir.
la dame, avec le ton dun reproche adouci.
Votre voix plus douce et plus tendre Ne restera pas en défaut.
LE JEUNE HOMME
A peine si l’on peut m’entendre.
LA DAME
Moi , je comprends à demi-mot.
LE jeune homm E, prend son chapeau.
Il est tard; on pourrait médire;
Vos femmes comptent les instants.
Souffrez donc que je me retire.
la dame, avec un long soupir.
Je m’aperçois qu’il en est temps.
Adieu, tendre objet que j’adore.
LE JEUNE HOMME, ouvre la porte.
Adieu, mon trésor le plus doux.
i.a dame, par réjlexion.
Cher amant, un seul mot encore;
Dites, comment vous nommez-vous? *
(Au bas étail erril de la maiu de la dame :)
» Il sortit sans répondre ; mais j’ai su depuis que c’était n un jeune homme très comme il faut. »