MON CREDO
Air: .Aussitôt que lu tumiriw. -
Un auteur que je révère Dit : veritas in vinn ;
Or donc , je remplis mon verre ,
Et j’entame mon credo.
Sur ce globe misérable Dont on se plaint en tout lieu ,
Quoique tout marche à la diable,
Je n'en crois pas moins en Dieu.
Je crois que nos moralistes Prêchent d'exemple sur tout;
Et je crois nos journalistes.
Des gens d’esprit et de goût.
Je crois que, sous leur hermine,
Les chanoines sont des saints.
Je crois que la médecine
Est utile.... aux médecins.
Je crois aux belles promesses Que l’on fait à des absents ;
Je crois aux tendres caresses.
De messieurs les courtisans.
Je crois à nos femmes sages,
Qui n’ont jamais eu d’amants,
Et je crois aux pucelages Des filles de vingt-cinq ans.
Je crois ( tel autre l'atteste En barrette de carmin)
Que le mérite modeste En France fait son chemin.
Je crois que dans sa cabane L’homme de bien vit en paix,
Etje crois que la chicane N'habite plus au palais.
Je crois aux plaisirs des âmes, Où les sens n'entrent pour rien :
Je parierais que ces dames N’en usent que par maintien.
Je crois même à leur constance, Et je suis bien convaincu Qu’en restant garçon en France On ne serait point c....
ROMANCE
Quand tu m'aimais, inconstante Sophie, J’étais heureux, je chérissais le jour;
Tu in’as quitté , je déteste la vie :
Ah ! mon bonheur n'était que mon amour!
Quand tu m’aimais, le dieu «le l'harmonie Pour te chanter m’inspirait chaque jour;
Tu m’as quitté, j’ai perdu mon génie:
Ah! mon talent n'était que mon amour!
Quand tu m’aimais, aux larmes accessible, Du malheureux je cherchais le séjour;
Tu m'as quitté, mon cœur est moins sensible Ah! mes vertus n’étaient que mon amour!