SCÈNE VIII
SALEM, OLKAR.
SALEM
Olkar, pour nos guerriers, de tant d'appas épris,
Je crains ces jeunes Bayadères;
L’essaim des voluptés suit leurs traces légères :
Mais de leurs faveurs mensongères La honte et les remords sont trop souvent le prix.
( On entend la marche du cortège. )
OLKAR.
Bannis de frivoles alarmes.
SALEM
Je redoute en ces lieux quelques complots obscurs. Notre armée hors des murs...
OLKAR.
Les vaincus ont des fers, et nous avons des armes.
( Ils sortent.)
( Le théâtre change, et représente la place publique de Bénarès; le Gange coule dans le fond, et sur t autre bord, dans le lointain , on aperçoit une partie du camp des Marottes. )
LES BAYADÈRES