ACTE II, SCÈNE IX
De la ville à l’instant que l’on ferme les portes.
(L'officier sort.)
la méa, à pikar et aux Maratles.
Quand les désirs,
Quand les soupirs
Annoncent de nos cœurs les ardeurs mutuelles,
Déposez ces armes cruelles Dont s’effarouchent les plaisirs.
( Elle désarme Olkar. )
( Les Bayadères imitent La méa et désarment les Maratles. ) LES BAYADÈRES.
Dans nos mains ces armes cruelles N’effarouchent pas les plaisirs*
( Elles dansent un pas militaire avec les armes des Marottes , quelles remettent aux mains des jongleurs, qui s" enfuient sans être aperçus. )
Salem, refusant de se laisser désarmer.
Conservez ces armes fidèles,
Craignez l’amorce des plaisirs.
OLKAR, à Laméa.
Je ne puis résister aux transports de mon amc.
L A M É A , à part à un officier indien.
Voici l’instant : du haut des pagodes en flamme,
A nos vengeurs qu'on donne le signal.
SALEM
J’entrevois un complot fatal.
Je vais...
( Les Bayadères l'arrêtent en dansant. ) lamé A, à Olkar.
Ordonne à Salem de me suivre.
i5a LES BAYADÈIŒS.
A l'instant je te livre
Un trésor que la gloire arrache à ton rival.
O L K A n , transporté.
Il en est un plus doux auquel j'ose prétendre,
( à Salem. )
Accompagne ses pas.
( aux siens. )
Qu’à ses ordres chacun s’empresse de se rendre.
SALF.M.
Mais, seigneur...
OLKAR.
Obéis, et ne réplique pas.
( Laméa sort avec fylcm et tous Us Indiens déguisés; les danses continuent et prennent un caractère de tumulte et d'ivresse auquel se mêle l inquiétude que témoignent les danseuses pour les évènements du dehors. La principale Bajradère de la danse veille sur tous Us mouvements iTOlkar.)
MAR ATTES.
Par une vaine résistance Cessez d'enflammer notre ardeur ;
Il est un terme où l’espérance Est un supplice pour le cœur.
BATADÉRES.
( On entend un bruit de guerre, que Us Bayadères s'efforcent de couvrir par leurs chants. )
Loin de nous cette folle gloire De combattre, de résister :
Pourquoi disputer la victoire!
Nous craignons de la remporter.