ACTE II, SCÈNE IX. i4y
choeur des BAYADÈnss, en marche.
Aimable enchanteresse ,
Des cœurs heureuse ivresse.
Par nous régnez sans cesse,
Divine Volupté.
Sur tout ce qui respire Étendez votre empire;
Dispensez d’un sourire L’amour et la gaieté.
OLKAR, à Laméa.
Sou viens-toi de ta promesse.
LAMÉA.
Olkar, je tiendrai ma promesse,
J’en atteste l'Amour.
OLKAR, à Laméa.
Quelle voix enchanteresse !
Ah! Laméa, jusqu'à ce jour,
Des plaisirs j’ai connu l’ivresse ,
Je te vois, je connais l’amour.
LAMÉA.
De ses dons la gloire avare Aux plaisirs qu’elle prépare Mêle trop souvent des pleurs ;
Avec nous si l’on s’égare,
C’est toujours parmi les fleurs.
LES BAYADÈRES
De ses dons la gloire avare Aux plaisirs, etc.
( Pendant toute cette scène, les chants et les danses sont presque toujours unis. )
i5o LES BAYADÈRES.
guerriers, à part.
Quels transports, quelle ardeur nouvelle, S'allument dans nos cœurs !
LAMÉA, à part aux Bayadères.
Redoublez d’ardeur et de zèle,
Soumettez vos vainqueurs.
SALEM, aux Marottes.
Étouffez cette ardeur nouvelle Indigne de vos cœurs.
( Danses des Bayadères ; elles se mêlent aux Marottes : tandis que les unes exécutent autour d'eux les danses les plus voluptueuses , d’autres brûlent des parfums ; d’autres sur le dernier plan leur versent dans des coupes d or des liqueurs enivrantes : la musique , la danse, les chants, les parfums , les breuvages , tout est mis en usage pour séduire les compagnons dOlkar, qui partage bientôt le délire de ses guerriers. )
BAYADÈRES
De la vieillesse et de l’envie [S’écoutez pas les vains discours,
Songez que la plus longue vie Se compose de quelques jours.
s A LEM, à Olkar.
ülkar, que ton cœur se défie:
Tout m’alarme dans leurs discours.
LAMÉA, OLKAR.
En vain la vieillesse et l’envie Voudraient effrayer les amours.
laméa, à part à un officier indien, déguisé en jongleur. Séparons-les de leurs cohortes,