ACTE III, SCÈNE II. a
NORAÏME.
Tous mes sens sont glacés.
ALMANZOR
Dissipe ton effroi :
Noraïme , reconnais-moi ;
C’est Almanzor...
NORAÏME.
Je meurs.
( Elle tombe dans ses bras. )
ALMANZOR
DUO
Providence céleste , Soutiens la force qui lui reste ;
Ranime ses esprits !
NORAÏME, revenant à elle.
Almanzor, est-ce toi ?
ALMANZOR
Noraïme , tu m’es rendue !
NORAÏME.
Fuyons , ou peut te découvrir.
ALMANZOR
Tu m’aimes , je t’ai vue :
Ah! maintenant je puis mourir.
NORAÏME.
Non , pour moi tu dois vivre :
Partons ; je suis prête à te suivre.
ALMANZOR
Moi! que je t’associe à mon destin errant,
Que la fille des rois à l'exil condamnée... !
NORAÏME.
De la foi que je t’ai donnée
LES A BEN’CEHAGES.
en
La fortune n’est point garant.
ENSEMBLE
KOIUÏME.
Flilonwious, rrai^unni que l'aurore Ne nous surprenne dans tes lieux :
Tes ennemie Teillent enrorc ; Trouipous leurs projets odieux.
ALMAKZOR.
Ah! pour un peuple qui t'adore Conserve tics jours précieux ;
Et du roi la justice encore Peut nous réunir dans ces lieux
N OR AÏME.
J’ai vu cet Alemar ; dans sa féroce joie ,
De ses regards brûlants il dévorait sa proie : Peut-être en ce moment... ah ! fuyons... ! je le veux ALM ANZOH.
Je n’en crois que l’amour, et je cède à ses vœux. ENSEMBLE.
Mènes sacrés , j’atteste Des serments formés devant vous!
Loin de ce rivage funeste ,
Koraïme suit son époux.
Le sort qu’avec toi je partage N’a point de pénible retour :
Ton regard soutient mon courage ;
Le danger fuit devant l'amour.
ALMANZOIt.
Derrière ces rochers, une barque légère Va nous porter sur l’autre boni.
NORAÏME.
Marchons...