‹ Œuvres complètes d'Étienne Jouy ... avec des éclaircissements et des notes. Tome 1 27 Theatre. Tome 2. Opéra. Tome 1 (volume 2)Chapitre 192 sur 296 · ACTE III, SCÈNE VI · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE VI

Vaincre pour le prouver, ou périr avec lui.

Le combat est permis. r

ALAMIB.

( Les écuyers d' Alamir et de Kaled entrent dans la lice , et vont planter horizontalement leurs bannières sur une des colonnes. )

Guerriers dans la carrière, Alamir et Kuled suspendent leur bannière.

KALED

Almanzor est coupable, et de son attentat C’est à nous de venger et les lois et l'état.

Quel ennemi de la patrie A son destin voudroit s’unir?

S’il en est, je l'attends; ce bras qui le délie A l’instant saura le punir.

a b e NC E R a g es, entre eux et à demi-voix.

Ilraves amis, dans le silence Souffrirons-nous tant d’arrogance?

ALMANZOR, à Kaled.

Modère une si noble ardeur;

En d'autres temps peut-être Kaled hésiterait à la faire paraître:

Je ne veux point de défenseur ;

Tout m’accuse en ce jour, le sort inexorable En cachant le forfait m'a déclaré coupable.

jin.

Mes amis, ne me plaignez pas :

J'ai vécu pour la gloire;

Qu’importe le trépas.

Le lendemain de la victoire?

LES ABENCERAGES

Ne détournez point vos regards :

Quel plus beau sort puis-je prétendre?

Je meurs au pied de ces remparts Que mon courage a su défendre!

CHOEUB.

Il va mourir au pied de ces remparts Que son courage a su défendre.

ALMANZOR, aux Abencerages , en s’avançant sur le chemin qui conduit au haut des remparts.

Veillez sur Noraïme, épargnez à ses yeux...

C’est elle... je la vois... quel moment, justes cieux!

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