ACTE III, SCÈNE VI
Vaincre pour le prouver, ou périr avec lui.
Le combat est permis. r
ALAMIB.
( Les écuyers d' Alamir et de Kaled entrent dans la lice , et vont planter horizontalement leurs bannières sur une des colonnes. )
Guerriers dans la carrière, Alamir et Kuled suspendent leur bannière.
KALED
Almanzor est coupable, et de son attentat C’est à nous de venger et les lois et l'état.
Quel ennemi de la patrie A son destin voudroit s’unir?
S’il en est, je l'attends; ce bras qui le délie A l’instant saura le punir.
a b e NC E R a g es, entre eux et à demi-voix.
Ilraves amis, dans le silence Souffrirons-nous tant d’arrogance?
ALMANZOR, à Kaled.
Modère une si noble ardeur;
En d'autres temps peut-être Kaled hésiterait à la faire paraître:
Je ne veux point de défenseur ;
Tout m’accuse en ce jour, le sort inexorable En cachant le forfait m'a déclaré coupable.
jin.
Mes amis, ne me plaignez pas :
J'ai vécu pour la gloire;
Qu’importe le trépas.
Le lendemain de la victoire?
LES ABENCERAGES
Ne détournez point vos regards :
Quel plus beau sort puis-je prétendre?
Je meurs au pied de ces remparts Que mon courage a su défendre!
CHOEUB.
Il va mourir au pied de ces remparts Que son courage a su défendre.
ALMANZOR, aux Abencerages , en s’avançant sur le chemin qui conduit au haut des remparts.
Veillez sur Noraïme, épargnez à ses yeux...
C’est elle... je la vois... quel moment, justes cieux!