LE GUERRIER
J'ai voilé ma hannière.
Le vainqueur la découvrira ;
Et peut-être dans la carrière Bientôt on me reconnaîtra.
( Son écuyer va suspendre sa bannière voilée ainsi que son bouclier à la colonne, du côté opposé à celui où Kaled et Alamir ont placé la leur. )
ZÉGRIS, KALED, ALAMIR.
Quel est ce fier Abencerage?
A B K N C E RAGES, NORAÏME.
Grands dieux, soutenez son courage!
NORAÏME.
Almanzor est innocent,
Je le soutiens , je le jure ;
Et pour venger son injure,
Le ciel arme un bras puissant.
le guerrier, s'adressant aux juges du camp.
Que la mort soit le partage l)e qui trahirait sa foi ;
LES A B EN CE RAG ES
Du combat je jette le gage,
( Il jette son gant dans la lice. )
Qui l’ose relever?
alami B.
Moi!
( Il fait un signe à son écuyer , qui va prendre le gant cl le rapporte à son adversaire. ) choeur.
Protége-nous, Dieu secourable!
Que par toi l’arrêt soit dicté;
Ote la victoire au coupable,
Fais triompher la vérité.
( Pendant ce chœur, le champ-clos se ferme sous les yeux du spectateur par des faisceaux liés ensemble avec des écharpes. L'écuyer de I inconnu va déposer ses armes aux pieds de Noraïme , qui les lui présente elle-même: il donne l'accolade à Almanzor, qui va se placer hors de /" enceinte. Les juges du camp visitent les armes des combattants. ) LE H É II A UT, ù f entrée de la lice.
Dieu veut, le roi permet, les juges sont contents;
Laissez aller les combattants
( Une fanfare donne le signal d’un combat à outrance , à la hache d onne , au glaive et au poignard. A la dernière passe , Alatnir, qui sent son infériorité , tire son poignard et s'élance sur son adversaire qui lui tendait la main pour le relever; [inconnu, cmjlammé de colère, lui plonge son poignard dans la gorge et le tue. )
* Ces mois sont textuellement ceux qtif |»r>'iiuuçAi! le b> : irfuh <i à/mit ea
donnant le signal du rombai