LE GUERRIER
Il flotte sur sa tête.
CHOEUR GÉNÉRAL
O prodige! ô bonheur!
ALMANZOR, NORAÏME.
Je recouvre ) , .
, a-la-tois et la vie et 1 honneur.
II recouvre I
LE guerrier, il lève sa visière , on reconnaît Gonzalve. Maintenant, Alcmar, tu peux me reconnaître;
J’ai vengé l’innocent, et je démasque un traître. CHOEUR.
Gonzalve !
a84 LES ABENCERAGES.
GONZALVE
Illustres ennemis,
Je rapporte en vos inurs la bannière sacrée Qu’Alemar lui-même a livrée.
ALEMAR.
Tu pourrais...
GONZALVE
Octaïr en vos mains est remis;
Il vous dévoilera son opprobre et son crime.
Mon roi , que l’honneur anime.
Même après un revers, rougirait d’accepter Les secours qu'un perfide ose lui présenter.
CHOEUR
Pour venger nos communs outrages,
Contre un perfide unissons-nous;
Des Zégris, des Abencerages,
Qu’il sente à-la-fois le courroux.
A B I) E R A M E , entrant sur la scène.
De toutes parts la vérité s’élève,
Et trahit d’Alemar les complots insolents :
Le roi n’a point rompu la trêve;
U offre, par ma voix, la paix aux Castillans. choeur des Zéijris et des Abencerajes s’avançant contre Alemar.
Vengeance ! vengeance implacable !
AI.MANZOR.
Guerriers, contre ce grand coupable Votre juste ressentiment Doit au prince outragé laisser le châtiment.
A R u E K A M E , aux i/ardes.
Qu’on l’emméne.