SCÈNE III
les MÊMES, PÉLAGE, FAVILA.
CHOEUR
Ciel ! de ce front auguste Écarte les terreurs;
Loin du vainqueur injuste Laisse couler nos pleurs.
Dans ce séjour tranquille Tes secours lui sont dus.
Ah ! protège un asile Qui cache ses vertus.
PÉLAGE
Un nouveau péril nous menace;
Abdelhamed a découvert ma trace :
Nous faudra-t-il encor, succombant à nos maux,
Errant sans appui sur la terre,
■MjB pélage.
De rochers en rochers, dans des déserts nouveaux. Sous un ciel étranger porter notre misère?
LÉON
Contre vos ennemis nous défendrons vos jours.
PÉLAGE
Non ; je n’accepte pas vos généreux secours :
Que le ciel à son gré dispose de ma vie;
Pour l’intérêt de la patrie Qu’il en termine ou prolonge le cours :
Loin de moi la gloire cruelle Et les parricides combats ;
Je ine confie à votre zèle ;
Servez-moi , mes amis , et ne me vengez pas,
LE choeur, en sortant.
Ciel ! de ce front auguste Écarte les terreurs , etc.