MORGANE
Armé contre l’ainour, de ses propres bienfaits.
C'est à lui, Galaor, de punir tes forfaits;
Des vents et de l’abyme J’ai sauvé ta victime ;
Mes vœux ne sont point satisfaits :
Il faut que je triomphe au sein de cet asile.
I)e Fleur de Myrte et de Zirphile Dépend ton sort et ton espoir;
Qu’ils s’aiment, Morgane outragée A l'instant est vengée.
Tu retombes en mon pouvoir :
Mais de ces lieux, encore maître,
Avant que les mêmes serments Unissent ces deux amants,
A tes yeux je ne puis paraître.