SUR L’OPÉRA DE ZIRPI1ILE
J’ai eu pour collaborateur, dans ce petit ouvrage, M. Lefebvre, jeune auteur de quelques jolis morceaux de poésie et de littérature, que je desirais introduire dans la carrière dramatique, où je le croyais appelé à de brillants succès. Le commerce l’a enlevé aux Muscs; il est à desirer que le commerce le leur rende. Le goût, la sensibilité, la grâce, caractérisent son talent.
L’éloge de la musique de cet opéra est tout entier dans le uom du grand musicien qui l’a composée. Peu curieux de sa gloire, et trop facile à se décourager dans une carrière où l’intrigue a tant de part au succès, M. Catel a cependant rempli sur notre scène lyrique la haute destinée où l’appelait son génie. On n’ignore point par quelle rare alliance, il a su joindre à une grande érudition musicale le goût exquis qui le distingue parmi les compositeurs.
Ces qualités se trouvent particulièrement dans Zirphile et Fleur de Myrte; presque tous les airs, les chœurs de cette charmante composition, sont restés gravés dans la mémoire des connaisseurs. Je n’ai pas besoin de rappeler ici les excellentes partitions îles Aubergistes de qualité, de l’auberge de
' NOTES SUR L'OPÉRA DE ZIRPHILE. 35 1 Bagnèns, de ff 'altacc , et particulièrement celle du grand opéra classique de Sémiramis , qui suffirait h la réputation de son auteur.
Peu d’ouvrages prêtaient autant que Zirphile au charme des décorations : il demandait à être monté avec une fraîcheur et une magnificence dont l'administration ne jugea pas à propos de faire les frais.
VELLEDA,
OU