CHOEUR DES ESPAGNOLS
Qui! nous! trahir l'honneur qui nous appelle !
Renoncer au plus beau destin!
Converti d’une honte éternelle , Fuir de ces lieux les armes â la
CORTEZ et MORALÈS.
tfecoutet plus l’honneur qui vous appelle ;
Renoncez au plus beau destin ; Couverts d’une honte éternelle, Fuyez, fuyez... les armes à la main !
CORTEZ
( Montrant Moralès.)
Je reste ici , dût cet ami fidèle Partager seul ma gloire ou mes revers.
MORALÈS
Oui , tu peux compter sur mon zèle Je te suivrai, Cortez, au bout de l’univers.
CHOEUR
Nous lui disputons tous le courage et le zèle ; Cortez, nous te suivrons au bout de l’univers.
CORTEZ
Vous me l'aviez promis....
FERNAND CORTEZ
CHOEUR
Nous le jurons encore.
CORTEZ
J'ai perdu mes soldats.
choeur, s'inclinant devant Cortez.
Ils sont à tes genoux.
CORTEZ
Je devrais les punir.
CHOEUR
Nul de nous ne t'implore Que pour suivre tes pas.
CORTEZ
Compagnons, levez-vous!
Mon cœur vous reconnaît à ce noble langage;
Oui , nous achèverons notre immortel ouvrage : Allez, et, défiant vos nombreux ennemis, Souvenez-vous que mon usage Est de ne les compter que lorsqu'ils sont soumis. CHOEUR , en jetant leurs palmes d'or, et tirant leurs épées.
Nos cœurs sont enflammés par ce noble langage. Oui, nous achèverons notre immortel ouvrage;
Nos bras triompheront de tous nos ennemis.
CORTEZ, à Morales.
Près de Montézuma va remplir mon message.
Va réclamer mon frère et nos amis.
Télasco, dans mon camp, doit rester en otage.
( bas à un officier. )
Toi, cours à mes vaisseaux... Tu m'entends, obéis...