ACTE II, SCÈNE VII
( à Télasco , en montrant ses soldats. )
Tu le vois, Télasco, tu pensais les séduire;
Cet or qu’à leurs yeux tu fais luire Un moment ébranla leur foi :
Mais l’honneur, parmi nous, parle plus haut que toi.
Je vois tous les dangers que ta bouche m’annonce;
Télasco, voici ma réponse :
Cette terre est à moi, je ne la quitte plus.
Les conseils menaçants que ta fierté me donne Pour m’éloigner sont des vœux superflus.
( Ici [ officier envoyé par Cortez reparaît sur la scène. ) Tu dis qye la mort m’environne?
Qu’à peine l’Océan m’ouvre encor des chemins?
Que cette flotte est mon dernier asile?
Télasco, vois s’il est facile De m’arrêter par des obstacles vains ,
Et si jamais Cortez renonce à ses desseins!
Regarde....
{ La flotte espagnole s'embrase tout-à-coup , quelques vaisseaux font explosion , tous les autres sont engloutis. ) cnuecR des eapaiinols. caocrn des mexicains.
O ciel! ù courage invincible ! O dieux ! ô spectacle terrible !
La flamme a oie sur les eaux ; I..i flamme vole snr les eaux;
Elle consume nos vaisseaux , Elle consume leurs vaisseaux ,
Et U retraite est impossible. Et leur départ est impossible.
( Les Mexicains s’éloignent. )
CORTEZ, aux Espagnols.»
Compagnons, devant vous est la ville des rois;
Par-tout ailleurs c’est un trépas sans gloire.
La mort ou la victoire,
Il n’est plus d'autre choix.
FERNAND CORTEZ