SCÈNE I
( Marche guerrière. Des pelotons de soldats espagnols traversent le fond du théâtre. Télasco arrive vers la fin de la marche. )
choeur DES espagnols, pendant la marche.
Pour enflammer notre audace guerrière.
C’est Mexico qui s’offre à nos regards :
Sur ces rochers, impuissante barrière,
Portons l'airain qui brise les remparts.
TÉLASCO.
O jour de nos revers! 6 derniers coups du sort!
Déjà sur le sommet des monts inaccessibles
S’élèvent à grand bruit ces machines terribles
Qui vomissent au loin l'épouvante et la mort !
Al B.
O patrie! 6 lieux pleins de charmes!
Ville des rois, séjour des dieux!
y4 FERNAND CORTEZ.
Faut-il que ces cruels te remplissent d’alarmes? F'audra-t-il , accablés par leurs coupables armes, Abandonner la terre où dorment nos aïeux?
Ah ! plutôt dans ces murs en cendre ,
Périr et venger mon trépas !
Sur quels bords irai-je descendre ,
Exilé de ces doux climats?
Dirai-je aux ombres de nos pères :
Levez- vous, sortez du tombeau,
El sur des rives étrangères Cherchez un asile nouveau?
Ah! plutôt, etc.
( Pendant Pair que chante Télasco, les Espagnols s'éloignent insensiblement , et disparaissent. )