SCÈNE IY
J U L I A , seule.
O d'un pouvoir funeste invincible ascendant !
C’en est fait, et des dieux je suis abandonnée. Rebelle à mou amour, j'ai voulu vainement Échapper à ma destinée :
J’ai voulu me priver du suprême bonheur De voir à mes genoux Licinius vainqueur, D’acquitter envers lui la dette de l’einpire :
Déesse, à tes rigueurs cet effort doit suffire.
Licinius, je vais donc te revoir;
J’entendrai de ta voix la douce mélodie ;
Ton regard dans mon cœur va rallumer l’espoir;
Et du moins de ma triste vie,
Que les dieux au malheur condamnent sans retour, J’aurai pu consacrer ce moment à, l’amour.
Que dis-tu, perfide vestale...?
Où t’emporte une erreur fatale?
Quel nom t’échappe en ce séjour!
Grâce, dieux bienfaisants !
UNE vestale, sw les marches du temple.
Prêtresse, votre absence Suspend le sacrifice; et déjà vers ces lieux Du héros triomphant le char victorieux
LA VESTALE
Suit le cortège qui s'avance.
( Julia entre dans le temple. )