‹ Œuvres complètes d'Étienne Jouy ... avec des éclaircissements et des notes. Tome 1 27 Theatre. Tome 3Chapitre 101 sur 382 · ACTE V, SC1;NE Vf · texte numérisé non relu

ACTE V, SC1;NE Vf

soLi VA n f).

Mais quaud cela serait;

Je vais même plus loin, quand cet enfant vivrait,

11 faudrait qu’avant tout monsieur le légataire Voulût bien nous montrer son extrait baptistaire.

MAUltF.VERS, déposant un papier sur la table. C’est juste; le voici.

SOLI VA RD

Nous connaissons la loi :

Deux cent soixante jours à la veuve; après quoi Je suis le serviteur de l’enfant légitime.

DURAND, après avoir lu.

La pièce est bien en règle, et quant à moi j’estime. Que, sans rien préjuger sur cette question.

Nous devons procéder avec précaution.

LE COMTE, à Maurevers.

Quoi! sérieusement?

MAUREVERS.

Oui; vous devez m’en croire.

LE COMTE

C’est un conte, monsieur.

■MAUREVERS.

Non pas, c’est une histoire; Mais sans vous, mes efforts, je dois en convenir, Jamais à la prouver n’auraient pu parvenir.

A vous tout le mérite, îl moi seul tout le blâme.

LE c O M T E , à /fl baronne.

Nous nous croyons bien fins; qu’en dites-vous, madame Cet homme si naïf, avec sa bonne foi,

A bien l’air d’en .savoir autant que vous et moi.

L’ HERITAGE, s O L I V A R D , à Maurevers.

Sur des écrits en l’air pensez-vous qu’on vous croie? Cet héritier postiche il faudra qu’on le voie;

Et que, de l’Amérique amenant ce témoin,

Vous alliez le chercher.

MAUREVERS, sortant.

Je n’irai pas si loin.

LE COMTE, à Solivard.

Mais, monsieur, qu’est-ce donc que cela signifie?

LA BARONNE

Nous verrons l’héritier.

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