ACTE V, SCÈNE V. ,u
•SOLIVABÜ.
Monsieur, dans ce moment, C’est de noce qu’on parle, et non de testament.
DURAND
Cela revient au même.... ah! voici la future.
LE c O M T E , e« voyant entrer Emestine et la baronne. d’acte est connu, passons vite à la signature.
DURAND
Mais j’ai laissé des blancs, remplissons-les du moins.
ERNESTINE, U part, à sonpère.
Je voudrais vous parler.
♦scène VI.
Lt:s Mfe.MES, MAUREVERS, AMÉDÉE, PRÈVAL, LE BAILLI.
MAUREVERS.
J’amène les témoins.
LA BARONNE
Messieurs, votre présence à bon droit nous étonne.
II est inconvenant....
MAUREVERS.
Aladame la baronne.
De cette inconvenance excusant l’apropos.
Je vais en expliquer le motif en deux mots;
Quand on veut être clair, on parle avec franchise ; Chacun de vous ici va faire une sottise,
( montrant la baronne. )
Excepté cependant madame; écoutez bien:
Sans preuve devant vous je n’avancerai rien.
THÉATAK. T. III. 9
i;ilf:RITAGK.
( à Soltvard. )
Vous cherchez un appui dans le nom de Servière,
( au comte. )
Vous croyez épouser une riche héritièie,
(ù Ernesline. )
Dupe d’une autre erreur, vous vous trompez aussi.
I, K c O M T F, , à Maurevers , à part .
Vous allez tout gâter.
SOLI VAKD.
Qu’est-ce que tout ceci?
Voulez-vous m’empêcher de marier ma fille?
M.VUKEVEKS.
Non ; je veux empêcher que d’une aut^||^millc Elle porte les biens en dot à son époux....
Montrez le testament!
LE COMTE, à part, à Maurevers.
Que diable faites-vous?
11 porte en termes clairs que l’héritage immense , Avec qui monseigneur croyait faire alliance.
Doit revenir aux mains d’un héritier réel.
SOI.IVARD.
C’est ma fille....
.MAUREVERS.
A défaut d’héritier naturel.
S’il existe un enfant de la dame Neuville?...
SOLI VA RD
Vieille histoire !
LE COMTE, à part, à Maurevers.
Mon dieu, la ruse est inutile.
Puisqu’il consent à tout.